Transition bas carbone : Le rôle vital des investisseurs

Par Axa IM

Avant que la pandémie de COVID-19 ne survienne, la transition vers une économie bas carbone bénéficiait déjà de facteurs favorables. Toutefois, la crise sanitaire a renforcé cette dynamique, car les entreprises, les gouvernements et les investisseurs ont redoublé d’efforts comme jamais dans le but de lutter contre le changement climatique. En effet, un nombre croissant d’entreprises intègrent de manière active des facteurs environnementaux et cherchent à réduire leurs émissions carbone.

Plus d’un cinquième (21 %) des 2 000 plus grandes entreprises cotées du monde, représentant près de 14 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires, ont pris des engagements en faveur de l’objectif de zéro émission1. Parmi elles, on compte notamment des acteurs des principaux secteurs émetteurs BP et Shell qui se sont fixées un objectif de zéro émission2. D’autres secteurs comme l’industrie automobile transforment également leur offre de produits à l’image de Ford et Jaguar Land Rover qui se sont engagées à passer au tout électrique au cours des dix prochaines années3. Ainsi, avec près de 1,4 million de véhicules électriques et hybrides enregistrés en Europe en 2020 – soit 137 % de plus qu’en 2019 – et des ventes mondiales qui sont passées de 2,26 millions en 2019 à 3,24 millions en 2020, les constructeurs s’efforcent de garder une longueur d’avance et de répondre à la demande croissante des consommateurs4.

Politiques, investisseurs et demande des consommateurs

Outre les entreprises, les responsables politiques adoptent également des mesures décisives et les gouvernements du monde entier revoient leurs ambitions à la hausse à l’instar de la Chine, du Japon et la Corée du Sud qui se sont engagés à atteindre la neutralité carbone. Au niveau supranational, 37 % des 750 milliards d’euros de budget de relance de l’Union européenne seront investis dans des projets favorables aux objectifs climatiques. Aux Etats-Unis, le président américain Joe Biden a également a remis le changement climatique au cœur de ses priorités et réintégré l’Accord de Paris.

La COVID-19 met en évidence l’urgence écologique

Au vu de la dernière étude de l’Energy & Climate Intelligence Unit, les pays qui se sont engagés à atteindre le net zero représentent désormais 61 % des émissions mondiales, 68 % du produit intérieur brut mondial (en parité de pouvoir d’achat) et 52 % de la population mondiale5.

Les grands gérants d’actifs s’engagent également plus fermement en faveur de l’investissement durable. En effet, l’initiative des Principes pour l’investissement responsable (PRI), un réseau d’investisseurs soutenu par les Nations Unies, compte désormais quelque 3 000 signataires et représente au total plus de 100 000 milliards de dollars sous gestion6.

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