L’AMF met la pression sur la gestion d’actifs en matière de rétrocessions

La décision de l’AMF de sanctionner Altaroc Partners le 15 septembre 2025 marque un tournant dans le débat sur la rémunération des conseillers en gestion de patrimoine (CGP).
En substance, le régulateur reproche à la société de gestion de ne pas avoir démontré que le versement de rétrocessions aux distributeurs améliorait effectivement la qualité du service fourni aux clients. Autrement dit, les commissions versées n’avaient pas de justification tangible en matière de conseil.
Jusqu’ici, l’obligation de prouver la valeur ajoutée des rétrocessions incombait surtout aux distributeurs. L’AMF rappelle désormais que les sociétés de gestion sont tout autant concernées. Les conventions signées par Altaroc ne prévoyaient ni obligation d’amélioration du service ni contrôle sur la qualité des prestations des distributeurs.
Cette décision a créé une onde de choc dans la profession. Certains experts estiment que les gérants devront conditionner les commissions récurrentes à un suivi renforcé, impliquant davantage les CGP dans la pédagogie et la communication auprès des clients. D’autres y voient un signal en faveur des ETF et de la gestion passive, où les rétrocessions sont quasi absentes.
Quoi qu’il en soit, les sociétés de gestion vont devoir adapter leurs pratiques contractuelles et exiger des preuves concrètes de la valeur ajoutée apportée aux clients.
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