Une nouvelle taxe sur les holdings patrimoniales pour contrer l’optimisation fiscale

Le gouvernement entend frapper fort contre l’optimisation fiscale via les holdings patrimoniales. Le projet de loi de finances 2026 prévoit une taxe de 2% sur les actifs de ces sociétés lorsque leur bilan dépasse 2 millions d’euros, ciblant les structures servant à capitaliser des dividendes non distribués afin d’éviter la flat tax à 30%.
Ce prélèvement s’appliquerait aux holdings dont plus de 50% des revenus proviennent de produits financiers passifs, incluant les liquidités, valeurs mobilières ou biens immobiliers. Même les sociétés basées à l’étranger seraient concernées, dès lors qu’elles détiennent des actifs français. En revanche, les sociétés opérationnelles (celles produisant des biens ou services) resteraient exclues afin de protéger « l’outil professionnel ».
Présentée comme une alternative à la taxe Zucman sur les très grandes fortunes, cette mesure suscite déjà la colère du patronat, qui y voit un « ISF déguisé sur les entreprises » au taux symbolique de 2%. Jugée complexe et à large spectre, la taxe pourrait concerner bien au-delà des seules holdings patrimoniales. Reste à savoir si le Parlement, appelé à l’examiner prochainement, atténuera ou renforcera ce nouveau dispositif fiscal explosif.
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