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Marché du lundi Depuis l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin dernier, l’écart de rendement entre la dette française et allemande a sensiblement augmenté.
Marché du lundi
\n\nDepuis l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin dernier, l’écart de rendement entre la dette française et allemande a sensiblement augmenté et les actions françaises ont été pénalisées en bourse. A quelques jours du premier tour des élections législatives, l’incertitude demeure élevée. Nous analysons cette semaine les événements sous un angle apolitique et tentons de dresser de possibles scénarios.
\n\nLe temps 1, correspondant à la mise en place d’une offre politique, est désormais terminé. Trois blocs majeurs ont ainsi été formés : le Rassemblement National, le Nouveau Front Populaire et Ensemble, le parti de la majorité présidentielle.
\n\nLe temps 2, consistant à dévoiler dans le détail les programmes économiques de chacun, semble encore relativement flou.
\n\nLe temps 3, relatif à la mise en place des mesures souhaitées, en fonction des résultats, n’est quant à lui pas encore d’actualité.
\n\nAu regard de l’épais voile d’incertitude qui s'est installé, la réaction des marchés financiers fut épidermique. La perspective d’un gouvernement divisé sans majorité absolue, comme semble l’indiquer les derniers sondages, a le potentiel de remettre en cause la trajectoire du déficit, et par extension le coût de financement accordé à l’Etat français. Cette prime de risque supplémentaire exigée par les marchés financiers s’est ainsi exprimée au travers de l’augmentation de l’écart de rendement entre le taux à 10 ans français et le taux à 10 ans allemand. A ~0,80% (au 21/06), il est ainsi équivalent à l’incertitude politique engendrée par les élections présidentielles de 2017. Il reste toutefois bien inférieur aux niveaux connus lors de la crise de la dette en zone Euro. Cet écart de rendement gravitait déjà autour de 0,50% avant l’annonce de la dissolution, soit un niveau supérieur à la moyenne habituelle, en raison de craintes concernant la soutenabilité des finances publiques françaises. Sur la période récente, il est toutefois à noter que l’accroissement de cet écart provient davantage d’une baisse du taux allemand, que d’une augmentation du taux français.
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