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Allocation mensuelle L’annonce de la dissolution par le Président de la République a provoqué une forte baisse du marché des actions et l’accroissement de la prime de risque de.
Allocation mensuelle
\n\nL’annonce de la dissolution par le Président de la République a provoqué une forte baisse du marché des actions et l’accroissement de la prime de risque de la France sur le marché obligataire. Mais tout semble finalement rentrer dans l’ordre. Panique injustifiée ?
\n\n\nL’incertitude politique est toujours perçue négativement en bourse. On a pu le voir ces dernières semaines à la Bourse de Paris. Heureusement, l’horizon semble enfin s’éclaircir. Passage en revue des opportunités offertes par le marché des actions.
\n\nLe pire n’est jamais certain
\n\nBonne nouvelle ! La Bourse de Paris a rebondi lundi 1er juillet au lendemain du premier tour des élections législatives (+1,09% en clôture). Trois raisons à cela :
\n\nLes craintes soulevées concernant l’impact de la dissolution sur l’épargne des Français se sont avérées infondées. Des oiseaux de mauvais augure avaient brandi le spectre d’une crise financière ou encore une instabilité des banques. Faux et archi-faux ! Le pire n’est jamais certain. On peut toutefois retenir un enseignement de cet épisode : le risque politique est souvent le bon moment pour acheter des valeurs décotées. C’est le cas de Stellantis. Le titre du constructeur automobile a chuté de plus de 7% en un mois – en grande partie à cause de l’incertitude liée à la dissolution. Pourtant, ses fondamentaux sont très bons à long terme. Nous ne serions pas surpris si l’action regagne du terrain dans les mois à venir. Même chose pour Hermès qui est un peu dans le rouge ces dernières semaines alors que les résultats sont au rendez-vous et que le chiffre d’affaires de l’entreprise est très peu exposé au marché français. Très souvent, pendant les épisodes d’incertitude politique, on assiste à des mini-paniques en bourse. Pensez à toujours garder la tête froide !
\n\nTout n’est pas bon à acheter
\n\nAttention toutefois, toutes les valeurs boursières au rabais ne sont pas des opportunités en devenir. Nous restons très prudents à l’égard du segment des small et mid caps (petites et moyennes valeurs). Il y a une décote entre 25-30% par rapport aux grandes capitalisations. Mais cela ne signifie pas que c’est le bon moment d’investir. Le compartiment des small et mid caps fait face à de nombreux problèmes : très faible liquidité, très peu d’introductions en bourse (seulement deux sur les six premiers mois de l’année), beaucoup de sorties de bourse puisque les entreprises ont bien compris qu’elles sont mieux valorisées dans le monde du private equity* et vulnérabilité élevée au risque politique et aux taux.
\nLe CAC Small a chuté de 15% en trois semaines. C’est l’équivalent d’un mini-krach. C’est en grande partie lié à l’incertitude politique, mais pas seulement. La hausse continue des taux constitue un élément de fragilité pour ces sociétés cotées. Le mieux qu’on peut espérer pour la deuxième partie d’année c’est qu’on continue d’avoir beaucoup d’opérations financières. Les actionnaires ont pu récupérer entre 35-40% de prime sur le premier semestre lors des dernières OPA. Mais cela implique d’avoir un peu de chance…
L’IA, encore l’IA et toujours l’IA
\n\nUn dernier point à prendre en compte est la forte concentration du marché autour des grandes valeurs. C’est perceptible des deux côtés de l’Atlantique. C’est une épine dans le pied importante pour les small et mid caps. Prenons les États-Unis : les dix plus grosses entreprises du S&P 500 qui représentent 32,61% de la pondération de l’indice, contribuent à 74% de la performance de la bourse américaine en 2024. Si on va dans le détail, on ne sera pas surpris d’observer une forte domination de l’intelligence artificielle. En excluant les valeurs de l’IA, le marché est en baisse de 2% depuis le début du mois de mars. Rien de très surprenant par rapport à ce qu’on a pu dire au cours des derniers mois. Il faut s’attendre à ce que la concentration s’accentue à court terme, en particulier en raison de l’essor de la gestion passive.
\nEst-ce un risque ? Pas nécessairement. Dans les périodes de révolution industrielle, une telle concentration survient souvent et peut durer plusieurs années. Ce n’est pas un problème tant que les bénéfices sont au rendez-vous et que les entreprises ont des niveaux de trésorerie élevés.
\nEn revanche, vous l’aurez compris, les valeurs tech et en particulier de l’IA, sont incontournables pour obtenir du rendement. Ce sera encore le cas au deuxième semestre selon nous.
L'essentiel à retenir
\n\nIl ne faut pas exagérer l’influence à moyen terme du fait politique sur les performances boursières
\n*investissement dans des entreprises non cotées
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