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À l’heure où s’ouvre le débat sur le budget 2026, l’association française des entreprises privées (AFEP) rappelle dans son dernier rapport le poids économique et fiscal des grands.
Sur cette richesse, 60% sont allés aux salariés, 20% à l’investissement, 5% aux actionnaires et 15% à l’État.
Les prélèvements obligatoires atteignent 85,1 milliards d’euros, soit 31% de la valeur ajoutée, dont plus de la moitié sur le travail (53,6 milliards), 12,4 milliards sur les bénéfices et 6,5 milliards sur la production. En intégrant les nouvelles mesures fiscales prévues en 2025, ce total pourrait grimper à 95 milliards, notamment avec la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices, estimée à 8 milliards par Bercy.
Selon Nicolas Ragache, chef économiste de l’AFEP, « les grands groupes assument 19% des impôts et taxes sur les entreprises en France pour seulement 13% de la valeur ajoutée ». Mais il alerte : une extension de la pression fiscale pèserait sur l’emploi, l’investissement et l’innovation.
Ces groupes emploient directement 2,1 millions de salariés en France (12% de l’emploi national), mieux rémunérés que la moyenne (+22%, soit 3.339 euros nets mensuels), et concentrent près de la moitié de leurs dépenses de R&D (20 milliards) dans l’Hexagone.