Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Comme tous les ans à la même période, on se demande où il faut investir. C’est le moment de faire le bilan de l’année passée et de s’interroger sur les perspectives pour 2024.
Après un impressionnant rallye de Noël en bourse, il est légitime de se demander si ce n’est pas le bon moment pour prendre ses bénéfices et partir. La réponse en un mot : NON. On vous explique pourquoi en détail.
\n\nLes actions sont incontournables dans un portefeuille d’investissement. Si on prend l’exemple de Stellantis, entreprise phare du secteur automobile, le cours de bourse a augmenté de 41% en l’espace d’un an à Paris. C’est énorme alors que le contexte économique en 2023 était loin d’être favorable, marqué certes par un repli de l’inflation mais aussi par une croissance molle. Évidemment, il est toujours difficile de savoir quel est le point d’entrée pour se porter à l’achat sur une valeur. Est-ce trop tôt ? Est-ce trop tard ? Est-ce que l’action est trop chère ? Il n’y a pas de méthode miracle. Mais il existe au moins deux solutions pour lisser le risque et toujours obtenir du rendement sur le long terme :
\n\nOù investir ? L’année 2024 sera celle du risque géopolitique localisé. Les points de tension sont nombreux sans compter les innombrables échéances électorales à travers le globe. C’est près de 40% du PIB mondial qui pourrait « changer de main » à cette occasion. Par conséquent, la prudence s’impose. En bourse, c’est souvent synonyme d’actions de qualité. Ce sont des entreprises qui ont des ratios financiers solides, peu d’endettement et qui bénéficient d’avantages compétitifs (comme les barrières à l’entrée dans le domaine des hautes technologies). Ce sont, par exemple, les secteurs du luxe ou encore ceux liés à la sécurité. Les entreprises de la sécurité ont une base de revenus récurrents et devraient profiter du contexte de menaces croissantes au niveau géopolitique et de l’accroissement des dépenses budgétaires dans les technologies de l’information. Les comparables dans ce secteur deviennent en plus favorable avec la baisse récente des valorisations. C’est donc certainement le moment de s’y intéresser. Dans le domaine de la sécurité, on a coutume d’intégrer le sous-domaine de l’intelligence artificielle. Dans ce cas précis, ce sont les entreprises du secteur des centres de données qui ont certainement le plus de chances de tirer leur épingle du jeu cette année. Ce ne sont pas toutes des actions de qualité mais elles sont positionnées sur un créneau qui devrait encore attirer l’attention des épargnants en 2024, comme ce fut le cas l’an dernier.
\n\nIl y a toutefois un bémol : les small caps. En ce moment, tous les gérants et experts invités sur les plateaux télévisés, notamment sur BFM Business, ne cessent de répéter que c’est le moment de faire du stock picking de petites valeurs boursières (comprendre : sélectionner les petites valeurs à fort potentiel qui sont souvent sous-cotées). Ce sera ainsi qu’on gagnera de l’argent en 2024 en bourse si on les croit. Nous en doutons. L’année 2023 a été désastreuse pour ce segment de marché avec une baisse de 2,7% alors que les grandes valeurs ont augmenté de 16,5%. Ça risque d’être pareil en 2024. Pourquoi ? Tout simplement parce que la sous-performance des small caps est STRUCTURELLE. C’est une tendance de fond qui est, entre autres, le résultat de la concentration vers une poignée de grandes valeurs cotées (les Sept Magnifiques américaines : Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft, Nvidia et Tesla). Cette concentration revêt plusieurs formes. Par exemple, les grandes valorisations ont tendance à augmenter leurs barrières à l’entrée alors que les petites valeurs n’en ont tout simplement pas. Nous avons tous en tête des films de science-fiction dans lesquels il ne reste dans le futur que quelques grandes entreprises qui contrôlent tout. Bien sûr, il s’agit de fiction. Mais sans être aussi extrême, on constate empiriquement le phénomène de concentration des entreprises et de réduction de la concurrence depuis une quinzaine d’années dans les pays développés.
\n
\nDans ce contexte de concentration, les petites valeurs sont démunies. Aujourd’hui, n’importe quelle petite société avec un bon concept peut se faire concurrencer par une grande société qui n’a qu’à allouer une petite équipe de 30 personnes et un peu d’argent sur un projet pour la copier et faire mieux. Les grandes valeurs sont en mesure d’attirer les meilleurs talents, de collecter une quantité énorme de données et d’acquérir en cash des startups à fort potentiel pour les développer à grande vitesse en interne tout en supprimant la concurrence. Bref, c’est un pari risqué pour un épargnant. Mieux vaut rester sur les grandes valeurs boursières. C’est plus sûr.