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Sous surveillance (Fidelity).
L'analyse hebdomadaire de Fidelity International.
\n\nIl soufflait comme une douceur printanière sur les marchés, la semaine dernière. Comme si, par un enchantement pascal, le mauvais rêve des dernières semaines s'était subitement dissipé. Un miracle, pourrait-on dire. Avec, dans le rôle du thaumaturge, le président américain… Et son dernier revirement - en date - sur le sort du patron de la Fed qui, contre toute logique trumpienne, continue de maintenir haut les taux. Pas très en odeur de sainteté à la Maison Blanche, l'opiniâtre Powell se voyait menacé d'un départ anticipé à la retraite sans attendre la fin de son mandat dans un an. Un débarquement manu militari synonyme de déchéance de l'inexpugnable institution monétaire - garante de la crédibilité du dollar et de la signature des États-Unis sur le marché de la dette. La bronca des marchés fut immédiate avec un message sans équivoque : pas touche à la Fed ! Et, comme un miracle n'arrive jamais seul, parallèlement, davantage enclin à regarder une réalité économique plus complexe qu'elle en a l'air, Donald Trump jouait aussi l'apaisement avec la Chine sur les droits de douanes.
\n\nAprès quatre mois de coups d'éclat, de revirements et, in fine, d'incertitudes, les investisseurs pouvaient soupirer d'un profond soulagement. Finalement, le chaos n'aura, peut-être, pas lieu ! L'épisode de la semaine passée est, en tout cas, riche d'enseignements. Après les droits de douanes, il confirme le rôle manifeste des marchés comme garde-fous. Et si, sur la Fed, le président américain entend astucieusement prendre son mal en patience en attendant de nommer un aspirant plus docile, il risque d'être déçu. Car, plus que Jerome Powell, c'est le principe sacré et intangible de la séparation du politique et du monétaire qui a été ardemment défendu par les investisseurs, la semaine dernière. Désormais sous surveillance, il lui sera donc difficile de tirer les ficelles des taux comme bon lui semble. Un constat qui laisse à penser que Donald Trump pourrait être, à l'avenir, un moindre facteur de volatilité… Rien n'est moins sûr. Mais il y a, tout de même, des raisons d'espérer.
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