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La lettre hebdo d’ECOFI En avril dernier, nous avions qualifié de Fata Morgana la vigueur apparente du marché du travail américain.
La lettre hebdo d’ECOFI
\n\nEn avril dernier, nous avions qualifié de Fata Morgana la vigueur apparente du marché du travail américain. Ce terme, emprunté au lexique des navigateurs du moyen-âge*, est synonyme d’illusion d’optique. Depuis, de nombreuses statistiques relatives à l’emploi ont été publiées. La semaine dernière, Jerome Powell s’est également exprimé sur ce sujet. Il nous est ainsi apparu opportun de revenir sur cette thèse, notamment par le prisme de la relation fondamentale entre deux variables clés, qui sert de ciment à notre argumentation.
\n\nEn 1944, l’économiste William Beveridge a mis en évidence une relation inverse entre le taux d’emplois vacants (offres d’emplois non pourvus rapportées à la force de travail) et le taux de chômage. Intuitivement, on comprend que les entreprises souhaitent recruter davantage lorsque l’économie se porte bien, voire réaccélère, situation ellemême caractérisée par un faible taux de chômage. Inversement, le taux de chômage augmente en période de récession et dans ces conditions, les entreprises se montrent moins enclines à recruter. Aux Etats-Unis, cette relation se vérifie empiriquement sur près de 100 ans. Seulement, depuis 2020, le lien entre ces deux variables semble « cassé ».
\n\nL’économie de l’après pandémie s’est traduite par des pénuries massives. Une pénurie de matériaux et de matières premières, de biens, mais aussi de travailleurs. Le taux d’emplois vacants n’a rarement été si élevé qu’en 2022, illustrant de fait la profonde tension entre offre et demande de travail. Pour retrouver de tels niveaux, il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée ou encore celle du Vietnam. En 2023, les entreprises ont préféré réduire la voilure sur les embauches plutôt que de licencier du personnel. Ainsi, le taux d’emploi vacants a sensiblement diminué, sans que cela n’engendre de forte hausse du chômage.
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