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Alors que la croissance mondiale et la progression des bénéfices soutiennent encore les actifs risqués, l’année 2026 pourrait marquer un tournant avec une volatilité accrue, nourrie.
Alors que la croissance mondiale et la progression des bénéfices soutiennent encore les actifs risqués, l’année 2026 pourrait marquer un tournant avec une volatilité accrue, nourrie par l’IA, les taux et les incertitudes géopolitiques.
Le point mensuel de février 2026 de Tikehau Capital
La croissance économique et les bénéfices des entreprises restent des moteurs solides pour les marchés en 2026.
L’intelligence artificielle, les déficits publics et les tensions commerciales alimentent un climat d’incertitude.
Des valorisations déjà élevées pourraient limiter le potentiel de performance malgré un environnement encore favorable.
L’environnement demeure favorable selon nous : une croissance économique positive est anticipée de part et d’autre de l’Atlantique2 à l’heure où les stimulus monétaires et fiscaux sont déployés à travers le globe. La progression des bénéfices se confirme : les perspectives de croissance des résultats pour 2026 apparaissent supérieures à celles de 20253, avec des marges qui se révèlent remarquablement résilientes4 malgré la désinflation et les tensions commerciales persistantes. Les entreprises continuent de s’adapter aux cycles économiques en ajustant rigoureusement leurs structures de coûts ainsi que leurs politiques de prix4. Ces éléments devraient continuer à soutenir les actifs risqués en 2026 selon nous.
Toutefois, les facteurs d’incertitude se multiplient : Les risques autour de l’intelligence artificielle (« IA ») inquiètent de plus en plus les marchés, notamment concernant le retour sur investissement des capitaux massifs déployés par les géants de la tech américaine. Par ailleurs, les éditeurs de logiciels doivent désormais composer avec une nouvelle réalité : la montée en puissance de l’IA remet en question la viabilité de leur business modèle. Les pressions inflationnistes induites par les mesures de relance pourraient entraîner une hausse des taux longs. Par ailleurs, l’augmentation continue des déficits publics pourrait accentuer la volatilité sur les marchés obligataires et, de ce fait, peser également sur les taux longs. Les inquiétudes relatives aux droits de douane persistent, le tout dans un environnement géopolitique toujours complexe. L’année 2026 s’annonce ainsi sous le signe d’une plus grande incertitude et d’une volatilité plus prononcée. De plus, avec des niveaux de valorisations élevés, tant sur les marchés actions que crédit, le potentiel de performance semble plus contraint.