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Selon le baromètre annuel du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), le sentiment d’exaspération fiscale atteint un record en France : 78 % des citoyens jugent que le niveau.
Selon le baromètre annuel du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), le sentiment d’exaspération fiscale atteint un record en France : 78 % des citoyens jugent que le niveau global d’imposition est trop élevé, contre 75 % l’an dernier.
Seuls 19 % considèrent les impôts « au bon niveau », et 3 % les trouvent insuffisants. Cette perception confirme que l’expression « ras-le-bol fiscal », apparue il y a plus de dix ans, reste d’actualité.
Sur le plan individuel, la critique est un peu moins marquée : 61 % des Français estiment payer trop d’impôts. Les ménages modestes et intermédiaires, plus souvent non imposables, jugent davantage leur contribution « juste ». À l’inverse, plus les revenus montent, plus l’acceptation de l’impôt diminue.
Ce climat intervient alors que le débat budgétaire s’enflamme au Parlement. Les députés ont voté plusieurs milliards d’euros d’impôts supplémentaires dans le PLF 2026, avant de rejeter le texte. Une dérive qui inquiète le gouverneur de la Banque de France. François Villeroy de Galhau appelle à la « sagesse fiscale », dénonçant une tentation simultanée d’augmenter les dépenses, les impôts et la dette.
Il rappelle que la France affiche déjà un taux de prélèvements obligatoires parmi les plus élevés d’Europe (42,8 % du PIB) et des dépenses publiques record. La majorité des Français pensent d’ailleurs qu’une meilleure efficacité des services publics permettrait de diminuer les prélèvements sans dégrader leur qualité.