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Le débat sur l’impôt sur les successions s’intensifie en Allemagne, où sociaux-démocrates et conservateurs, pourtant alliés au sein du gouvernement, s’opposent frontalement.
Le débat sur l’impôt sur les successions s’intensifie en Allemagne, où sociaux-démocrates et conservateurs, pourtant alliés au sein du gouvernement, s’opposent frontalement. Le SPD plaide pour un durcissement des règles afin de taxer davantage les très grandes fortunes, arguant qu’il faut « donner plus d’oxygène à la classe moyenne », selon son secrétaire Matthias Miersch.
Actuellement, les patrimoines d’entreprises au-delà de 26 millions d’euros peuvent bénéficier d’exonérations si l’héritier prouve ne pas avoir les liquidités suffisantes pour payer les droits. En parallèle, de généreux abattements permettent déjà de transmettre sans impôt jusqu’à 500.000 euros à un conjoint, 400.000 euros à un enfant et 200.000 euros à un petit-enfant tous les dix ans. De quoi favoriser une planification fiscale optimisée, critiquée par les sociaux-démocrates.
En 2024, 113 milliards d’euros ont été officiellement transmis, générant 13,3 milliards de recettes pour l’État. Mais si l’on inclut les transmissions exonérées aux proches, le montant réel approcherait 400 milliards, selon l’IMK. Pour le SPD, il est temps d’instaurer une franchise unique applicable une seule fois dans la vie d’un individu.
Dans un contexte où les conservateurs veulent aussi réformer retraites, santé et chômage, certains estiment qu’un compromis pourrait voir le jour : une réforme conjointe de l’État social et de la fiscalité des successions, afin que chaque parti puisse satisfaire son électorat.