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Entre assouplissement monétaire aux États-Unis, prudence affichée en Zone Euro et rééquilibrage stratégique en Asie, les dernières données macroéconomiques confirment un environnement.
Entre assouplissement monétaire aux États-Unis, prudence affichée en Zone Euro et rééquilibrage stratégique en Asie, les dernières données macroéconomiques confirment un environnement mondial contrasté, marqué par des arbitrages délicats entre inflation, croissance et stabilité financière.
Le point hebdo d'Arkéa Asset Management daté du 16 décembre 2025
La Réserve fédérale a poursuivi l'assouplissement de sa politique monétaire, alors que les derniers indicateurs reflètent une situation économique américaine toujours partagée entre pression sur l'emploi, consommation dynamique et réduction du déficit commercial.
Fed : Nouvelle baisse de taux mercredi 10, de 25 points de base, ramenant le taux directeur à 3,50–3,75 %, son niveau le plus bas depuis trois ans. Cette décision semble dictée par la détérioration du marché du travail, malgré une inflation persistante, et a donné lieu à des dissensions internes : Goolsbee et Schmid plaidaient pour une pause, tandis que Miran défendait une baisse plus agressive de 50 points de base. Par ailleurs, Kevin Hassett, conseiller économique de la Maison-Blanche et favori pour la présidence de la Fed, a déclaré qu'il reste encore une marge importante pour de nouveaux assouplissements, sous réserve de l'évolution de l'inflation.
Défense : Les législateurs américains ont dévoilé un projet de loi annuel sur la politique de défense autorisant un budget record pour la sécurité nationale l'année prochaine (plus de 900 milliards de dollars). Parallèlement, l'indice des prix PCE a progressé de 0,3 % sur le mois, portant la hausse annuelle à 2,8 %.
Emploi : Les nouvelles inscriptions au chômage ont enregistré leur plus forte hausse en près de 4 ans et demi (+44 000, à 236 000 pour la semaine du 6 décembre), traduisant une détérioration du marché de l'emploi. Le rapport JOLTS fait état d'une hausse du nombre de postes vacants (+12 000, à 7,67 millions), un chiffre supérieur aux attentes, le rapport intégrant de façon exceptionnelle les données de septembre annulées lors du shutdown de 43 jours.
Consommation : Les dépenses de consommation ont augmenté de 0,3 % en septembre, conformément aux attentes, après une hausse révisée à 0,5 % en août. Sur la même période, les revenus personnels ont progressé de 0,4 % (contre 0,3 % attendu).
Sentiment des ménages : L'enquête de l'Université du Michigan a indiqué une amélioration du sentiment des consommateurs s'améliore début décembre, l'indice atteignant 53,3, au-dessus du consensus (52).
Déficit commercial : Le déficit commercial américain s'est réduit de manière inattendue en septembre (environ 53 milliards de dollars), revenant à son niveau le plus bas depuis juin 2020.
La Zone Euro poursuit son ajustement progressif, tirée par la stabilité de la croissance, la résilience des acteurs institutionnels et une dynamique contrastée selon les grands États membres.
BCE : Le bal des prétendants à la succession de Christine Lagarde a débuté, Isabel Schnabel s'étant déclarée prête à lui succéder si on le lui demandait. Peter Kazimir, membre slovaque du Conseil, a déclaré qu'il n'y a aucune raison d'ajuster les taux dans les mois à venir, évoquant des risques haussiers sur l'inflation liés à un marché du travail tendu, une croissance légèrement meilleure et un ralentissement moins marqué des salaires. Enfin, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau a indiqué que l'institution relèverait légèrement ses prévisions de croissance pour 2024 et 2025, actuellement fixées à 0,7 % et 0,9 %, indiquant que l'économie française résistait malgré un climat politique instable.
Croissance : Le PIB de la Zone Euro a augmenté de 1,4 % en glissement annuel au troisième trimestre 2025, contre une croissance de 1,6 % enregistrée au premier et au deuxième trimestre.
Climat de confiance : L'indice Sentix, qui évalue le moral des investisseurs, est remonté de -7,4 en novembre à -6,2 en décembre, mais l'Allemagne, première économie du bloc, reste un obstacle pour la région.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a obtenu la majorité absolue au Parlement pour son projet de loi sur les retraites, maintenant les pensions à leur niveau actuel malgré les contestations de certains membres de son parti conservateur.
Les députés vont approuver la semaine prochaine 29 contrats d'acquisition militaire pour un montant record de 52 milliards d'euros.
Les exportations ont légèrement progressé en octobre (+0,1 %), contrairement aux prévisions, grâce notamment au commerce intra-UE.
La production industrielle a progressé de 1,8 % en octobre par rapport au mois précédent.
Les députés ont adopté vendredi 5 décembre, de justesse en deuxième lecture, la partie consacrée aux recettes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, ouvrant la voie à son adoption d'ici la fin de l'année.
En novembre, l'indice des prix à la consommation en France est en léger repli de 0,2 % sur un mois, après +0,1 % en octobre.
La Chine fait face à une nouvelle intensité des tensions commerciales et des pressions déflationnistes. Les autorités s'orientent vers la consolidation de la demande intérieure et l'accélération des réformes structurelles pour garantir la stabilité à moyen terme.
Barrières commerciales : Le Premier ministre chinois Li Qiang a déclaré que les effets destructeurs des barrières commerciales étaient devenus évidents en 2025, appelant à une réforme de la gouvernance économique mondiale.
Pressions du FMI : Le Fonds Monétaire International invite la Chine à accélérer ses réformes structurelles afin de réduire sa dépendance aux exportations et à la dette, et de rééquilibrer son économie vers la consommation.
Priorité à la demande intérieure : Pékin a placé le renforcement de la demande intérieure comme priorité économique pour 2026, afin d'offrir un tampon face aux risques liés au commerce mondial.
Inflation : Les signaux de déflation persistent : en novembre, l'indice des prix à la consommation a atteint un plus haut de 21 mois, principalement sous l'effet des prix alimentaires (+0,7 % sur un an, conformément aux prévisions, après +0,2 % en octobre). Les prix à la production restent en repli, affichant une baisse de 2,2 % sur un an contre une attente de -2,0 %.
Commerce extérieur : Les exportations chinoises ont augmenté de 5,9 % sur un an, après une contraction de 1,1 % en octobre et au-dessus du consensus (+3,8 %). Les livraisons vers les États-Unis ont en revanche chuté de 29 % sur un an, malgré l'annonce en début de mois d’un accord visant à réduire certains droits de douane à l'issue de la rencontre entre Trump et Xi Jinping en Corée du Sud le 30 octobre.
Le Japon évolue dans un contexte de tensions géopolitiques récurrentes tout en renforçant sa politique de soutien à la reprise économique via de nouvelles mesures fiscales.
Tensions régionales : Le 7 décembre, le Japon a accusé des avions de chasse chinois d'avoir braqué leur radar sur des appareils militaires japonais lors de deux incidents qualifiés de dangereux, survenus près des îles d’Okinawa.
Nouvelles mesures fiscales pour l'investissement : Le gouvernement prévoit d'introduire de nouveaux allégements fiscaux afin de stimuler l'investissement des entreprises, malgré des discussions sur la réduction des dépenses publiques. Parmi les options envisagées : un crédit d’impôt pouvant atteindre 7 % des dépenses d'investissement ou une dépréciation immédiate des actifs.
La semaine a été marquée par des mouvements différenciés sur les marchés actions et obligataires, sous l'influence à la fois des décisions de politique monétaire et des annonces microéconomiques, particulièrement dans le secteur technologique.
Actions : La semaine a été mitigée pour les indices boursiers, qui avaient déjà intégré de nombreuses bonnes nouvelles (notamment concernant la Fed avant sa décision officielle) et restent largement influencés par les annonces liées à l'IA, en témoignent les annoncés jugées décevantes, comme celles d'Oracle et de Broadcom. Les secteurs chèrement valorisés ont subi une légère correction (baisse des valeurs de la tech), au profit des valeurs corrélées positivement à la remontée des taux (matériaux, finance notamment). En Europe, la tendance hebdomadaire, bien que négative, a globalement mieux résisté.
Obligations : Le marché commence à réajuster des attentes vis-à-vis de la Fed dans un sens moins favorable après la réunion du FOMC, ce qui s'est traduit par une poursuite de la hausse des taux souverains mondiaux, proches de seuils techniques clés en fin de semaine. Cet ajustement haussier ne donne pas le sentiment d'un marché obligataire en mode « panic sell », mais reflète plutôt une diminution de l’optimisme des opérateurs quant à une intervention forte de la Réserve fédérale américaine.