Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
La Banque centrale européenne poursuit sa normalisation monétaire après une décennie de politiques exceptionnelles.
La Banque centrale européenne poursuit sa normalisation monétaire après une décennie de politiques exceptionnelles. Si les taux directeurs sont désormais stabilisés (la facilité de dépôt évoluant à 2 % depuis juin), la BCE continue surtout de réduire la taille de son bilan, gonflé pendant les années de crise.
Après avoir culminé à près de 8.900 milliards d’euros en 2022, celui-ci est retombé autour de 6.170 milliards grâce à la fin des TLTRO et au non-réinvestissement des obligations arrivant à échéance. Le quantitative tightening retire environ 35 milliards d’euros de liquidité par mois.
Mais cette mécanique touche à ses limites. En asséchant la liquidité du système, la BCE réduit aussi les réserves excédentaires des banques, un matelas indispensable pour absorber les chocs et assurer la fluidité du marché interbancaire.
Or ce seuil minimal est estimé entre 900 et 1.900 milliards d’euros, alors que le stock actuel tourne autour de 2.500 milliards. Au rythme actuel, la zone de tension pourrait être atteinte dès le second semestre 2026.
La BCE devra alors décider : arrêter le resserrement quantitatif, comme s’apprête à le faire la FED, ou compenser les tombées obligataires par de nouveaux prêts. Dès 2027, un retour à des achats ciblés d’actifs paraît même probable. Ces choix seront au cœur de la révision du cadre opérationnel prévue l’an prochain.