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Le critère climatique s’impose de plus en plus comme un facteur décisif dans la sélection des gestionnaires d’actifs.
Le critère climatique s’impose de plus en plus comme un facteur décisif dans la sélection des gestionnaires d’actifs. Le fonds de pension néerlandais PME vient d’en faire la démonstration en retirant à BlackRock un mandat de 5 milliards d’euros, invoquant un manque d’ambition environnementale de la part du premier gestionnaire d’actifs mondiaux.
Pour PME, qui gère environ 60 milliards d’euros pour les salariés des secteurs des métaux et de la technologie, BlackRock n’est désormais plus en mesure d’agir en cohérence avec sa stratégie climatique de long terme. Le mandat sera transféré à UBS et à MN, un gestionnaire basé à La Haye, la répartition définitive devant être arrêtée prochainement.
Ce retrait n’est pas un cas isolé. Quelques mois plus tôt, un autre fonds néerlandais, PFZW, avait déjà mis fin à une relation portant sur plus de 14 milliards de dollars. Au Royaume-Uni, The People’s Pension a également réduit son exposition à des acteurs jugés insuffisamment engagés, au profit de sociétés européennes.
Les ONG environnementales appellent désormais les grands investisseurs institutionnels, notamment en France, à revoir leurs partenariats. Elles estiment que confier des mandats à des gestionnaires perçus comme en retrait sur le climat expose les fonds de retraite à un risque de décalage stratégique.
Ce mouvement pourrait rebattre les cartes du secteur. Selon plusieurs analystes, la montée en puissance des exigences climatiques ouvre un potentiel massif pour les gestionnaires capables de démontrer un engagement crédible et mesurable sur la transition.