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Retrouvez l'analyse complète de Matthieu Bailly, responsable Gestion Obligataire - Gamme Octo, chez Amplegest.
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\n\nLes semaines se suivent et se ressemblent, relativement monotones, sur le front obligataire : les primes de crédit stagnent sur leurs plus bas, les courbes tendent à se repentifier, les taux souverains cristallisent les incertitudes mais ne s’écartent pas encore vraiment et les investisseurs campent sur leurs positions accumulées au cours des mois passés, les arbitrages entre catégories obligataires pour quelques points de base ne valant pas vraiment la peine…
\n\nDifficile donc de vous proposer chaque semaine de nouvelles opportunités obligataires mais ce sont plutôt toujours les mêmes petits signaux qui, s’ils ne provoquent ni remous ni émotion particulière des investisseurs, s’accumulent progressivement et auront à long terme un impact significatif : sur les primes relatives entre émetteurs dans un premier temps, sur le risque systémique dans un second temps, car le sujet des taux et du risque souverain prendra de l’ampleur, et in fine, sur un possible nouveau Quantitative Easing de la BCE et/ou de la FED.
\nCette semaine nous noterons quatre actualités parallèles récentes, signaux d’une une tendance qui nous semble majeure sur la dette souveraine européenne : La qualité de crédit de l’Italie sera bientôt meilleure que celle de la France, faisant de cette dernière le pays le plus risqué de l’Eurozone.
Depuis une quinzaine d’années, les chantres de la « qualité de crédit française » avaient toujours trouvé des exemples d’autres pays européens, soit plus endettés, soit aux budgets plus déficitaires, soit aux économies plus dépendantes à ceci ou cela, soit aux systèmes politiques plus instables, soit à la corruption plus importante, soit, soit, soit… Tantôt c’était la Grèce, tantôt c’était l’ensemble des périphériques, tantôt le Portugal, et très souvent c’était l’Italie, qui, il y a encore quelques années restait le mauvais élève de la Zone Euro, celui qui assurait à la France de rester dans le peloton… Peloton de cancres, certes, mais peloton peu différencié, que la BCE tenait à bout de bras grâce à ses liquidités.
\n\nDepuis quelques mois et les efforts importants de l’Italie en termes budgétaires et économiques, le mauvais élève semble avoir lui aussi, comme le Portugal, l’Irlande et l’Espagne en leur temps, retrouvé une trajectoire budgétaire plus saine et pourrait, comme ses pairs, entamer une amélioration de ses finances publiques, tandis que la France, elle, semble avoir perdu tout contrôle.
\n\nPour se désendetter, un pays ayant connu une passade difficile connaît généralement deux étapes préliminaires, l’Italie vient de franchir la première : le solde budgétaire primaire positif.
\n\nUn budget d’Etat se compose de deux parties : les dépenses pour les services publics et les intérêts d’emprunts ou « charges de la dette ».
\nLe solde primaire exclut les charges de la dette et permet de déterminer si la partie « opérationnelle » d’un Etat est à l’équilibre ou non, c’est-à-dire si, en dehors des intérêts d’une dette contractée dans le passé pour résoudre des problèmes passés, un Etat est à l’équilibre dans sa gestion du présent. Ce solde primaire positif est capital dans l’analyse crédit fondamentale d’un pays car il offre deux outils possibles de désendettement :