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Concentration des indices : un risque pour le rendement des épargnants (BDL Capital Management).
Hebdo
\n\nLa gestion active est en difficulté. Elle est critiquée pour ses frais jugés trop élevés et pour ses performances considérées comme décevantes. Ce constat n’est pas nouveau mais il est de plus en plus largement partagé. Les régulateurs comme les investisseurs institutionnels semblent désormais tout faire pour favoriser l’essor de la gestion passive. C’est par exemple le sens de l’initiative Value for Money en France ou du poids croissant de la gestion passive dans les allocations d’actifs.
\n\nEn un sens le mal est déjà fait. La gestion passive représente désormais 55% des marchés actions aux Etats-Unis et 35% en Europe (contre 25% et 15% respectivement il y a 15 ans). L’essor de la gestion passive favorise les grandes capitalisations boursières et cela est visible dans la comparaison des performances du S&P500 et du S&P500 équipondéré (tous les composants du S&P500 ont le même poids). Par construction, ce deuxième indice sous-pondère fortement les plus gros poids du S&P500 et il est donc un bon indicateur de la gestion active qui, elle aussi, en moyenne, sous-pondère les plus grandes capitalisations à la recherche « d’alpha » dans des sociétés moins bien suivies par les analystes.
\n\nSur les 10 dernières années (2014-2024), le S&P500 équipondéré a sous-performé le S&P500 de 3% paran, la pire performance depuis la décennie 1990-2000. Il y a 25 ans, c’est l’émergence de la bulle internet qui a favorisé la surperformance du S&P500, cette fois-ci c’est la performance de quelques mega cap (les« magnificent 7 »), tirées par l’engouement autour de l’intelligence artificielle.
\n\nAprès une sous-performance aussi longue, l’opinion consensuelle est désormais que rien ne peut battre la gestion passive. Mais c’est précisément au moment où personne ne croit plus en la gestion active que cette dernière a peut-être les meilleures chances de surperformer sur la prochaine décennie. Pour s’en convaincre, il faut étudier la concentration du marché et son lien avec la performance des indices.
\n\nQue l’on mesure cette concentration par le poids des 10 premières valeurs dans le S&P500 ou parle ratio entre la capitalisation boursière du plus gros poids et celle du 75èmepercentile, le marché actions américain n’a jamais été aussi concentré sur les100 dernières années.
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