Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Le départ inattendu de Sébastien Lecornu ce lundi a immédiatement ravivé la nervosité des marchés financiers.
Le départ inattendu de Sébastien Lecornu ce lundi a immédiatement ravivé la nervosité des marchés financiers. Le taux d’emprunt français à dix ans a bondi à 3,6%, contre 2,72% pour l’Allemagne, portant le spread franco-allemand à 89 points de base, soit son plus haut niveau depuis janvier.
Cette flambée du spread a plusieurs conséquences : elle alourdit la charge de la dette française, déjà supérieure à 3.400 milliards d’euros, et fragilise les banques détenant massivement des obligations souveraines dont la valeur diminue avec la hausse des taux. Elle se répercute aussi sur le coût du financement des entreprises.
La situation rappelle les tensions de juin 2024, après la dissolution de l’Assemblée nationale, qui avaient déjà secoué les marchés. La démission du Premier ministre rouvre donc un épisode d’instabilité politique, alors que la France peine à convaincre de sa capacité à maîtriser un déficit proche de 5,4% du PIB.
À l’inverse, l’Italie affiche une stabilité politique et budgétaire rare : déficit sous les 3%, excédent primaire, et note souveraine relevée par S&P. Ses taux à cinq ans égalent désormais ceux de la France.
Un contraste qui alimente logiquement la crainte d’une dégradation prochaine de la note française par Moody’s, signe du déclassement financier progressif de Paris au sein de la zone euro.