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Les tensions politiques et budgétaires en France continuent de peser sur les marchés obligataires. En ce début de semaine, le rendement des obligations d’État françaises (OAT) à 30 ans a dépassé 4,5%.
Les tensions politiques et budgétaires en France continuent de peser sur les marchés obligataires. En ce début de semaine, le rendement des obligations d’État françaises (OAT) à 30 ans a dépassé 4,5%. C’est une première depuis la crise de la zone euro en 2011.
Ce mouvement illustre la nervosité croissante des investisseurs après l’annonce par François Bayrou d’un vote de confiance sur le budget au cours de la semaine prochaine. Les marchés redoutent qu’une instabilité politique rende plus difficile le redressement des finances publiques, alors que le déficit reste élevé.
Le rendement des OAT à 10 ans, référence de la dette française, a progressé de 18 points de base depuis ces déclarations, tandis que celui des titres à 30 ans a gagné 20 points. Cette hausse reflète une inquiétude générale sur la trajectoire de la dette à long terme, susceptible de peser sur les prochaines émissions souveraines.
Même son de cloche au Royaume-Uni où le rendement des « gilts » à 30 ans a dépassé 5,7%, son plus haut depuis 1998, alimenté par les doutes sur la politique budgétaire.
Plus largement, les dettes longues des pays développés subissent la pression d’un calendrier chargé d’émissions en septembre et d’un possible statu quo de la BCE sur ses taux.