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La Commission européenne a entamé jeudi la traduction législative de l’accord conclu fin juillet entre Donald Trump et Ursula von der Leyen.
La Commission européenne a entamé jeudi la traduction législative de l’accord conclu fin juillet entre Donald Trump et Ursula von der Leyen. Celui-ci prévoit la suppression de tous les droits de douane sur les biens industriels américains et une baisse des taxes appliquées aux automobiles européennes, de 27,5% à 15%. Mais les concessions européennes, notamment l’ouverture du marché agricole à certains produits américains, suscitent de vives critiques et pourraient être remises en cause par les députés européens.
Dans un contexte tendu, le Parlement européen devra valider le texte, mais plusieurs élus brandissent déjà la menace d’un veto. Le président de la commission du Commerce international, l’Allemand Bernd Lange, n’a pas écarté cette hypothèse. Des voix comme celles de Marie-Pierre Védrenne (Renew) ou Aurore Lalucq (S&D) dénoncent une véritable « extorsion » américaine. De même, socialistes, écologistes et une partie des centristes dénoncent un accord déséquilibré et jugé « désavantageux », bien que présenté par la Commission comme ayant un impact limité, estimé à 5 milliards d’euros.
De son côté, l’exécutif européen insiste également sur le fait que les secteurs sensibles restent protégés, avec des quotas d’importation limités pour la viande, les produits laitiers ou certains légumes. Le premier examen parlementaire, prévu le 3 septembre, constituera un test décisif pour la survie de l’accord.