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Le point d'actualité du 21 juillet 2025 par Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management.
Le point d'actualité du 21 juillet 2025 par Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management.
\n\nEst-ce la fin de l’exceptionnalisme américain ? Nous en doutons. Le biais géographique structurel reste défavorable à l’Europe, malgré des phases de rebond cyclique. Le narratif sur les valorisations relatives peut séduire. Mais les ancrages macroéconomiques de long terme continuent de s’effriter en Europe : la croissance potentielle décline, le retard structurel dans les secteurs à forte intensité technologique demeure et le cadre fiscal et réglementaire est toujours défavorable.
\n\nEn outre, ce qui était reproché aux actions américaines fin 2024, à savoir une forte concentration de la performance autour de quelques entreprises, est aussi une réalité européenne. Sur le premier semestre 2025, 80% de la performance du STOXX 600 a été générée par le secteur financier et celui des biens d’équipement (essentiellement la défense). 37% du marché européen est responsable de 80% de la performance totale. Les 63% restants ne progressent que de +2,7%...avec des perspectives de baisse des résultats par action, notamment en raison de la force de l’euro.
\n\nEn parallèle, les lois économiques soutiennent la surperformance américaine à long terme : pricing power adossé à des positions oligopolistiques, CAPEX soutenus et orientés vers les relais de croissance comme l’IA, profondeur du marché américain, marges et ROIC supérieurs etc.
\n\nLa thématique de la renaissance européenne a fait beaucoup d’émules au cours des deux premiers trimestres. Elle fait légitimement rêver les Européens. Mais la réalité est différente. L’environnement actuel favorise toujours structurellement les actions américaines. Pour qu’il y ait une rotation durable vers l’Europe, il faut un catalyseur macroéconomique ou géopolitique clair qui est absent, pour l'instant.
\n\nÀ surveiller
\n\nVous ne l’avez pas lu dans la presse
\n\nOn nous demande souvent quelle place le Bitcoin peut avoir dans une allocation d’actifs. Nous sommes systématiquement prudents. Pourquoi ? Car c’est un marché très volatil, imprévisible et concentré autour de quelques grands acteurs. Prenons la séance du 14 juillet. En l’espace de 60 secondes, des positions vendeuses sur le Bitcoin ont été liquidées pour 1,3 milliard de dollars, sans qu’il y ait eu d’annonce macroéconomique ou une nouvelle de marché justifiant une telle décision. Dans la foulée, le prix de la monnaie virtuelle est passé de 120,000 dollars à 121,000 dollars. C’est un actif spéculatif.
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