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Un climat d’attentisme, quelques signaux de résilience et un marché déjà en mode “pivot”. Le point hebdo d'Arkéa Asset Management daté du 02 décembre 2025 États-Unis : Kevin Hasset pour succéder à.
Un climat d’attentisme, quelques signaux de résilience et un marché déjà en mode “pivot”.
Le point hebdo d'Arkéa Asset Management daté du 02 décembre 2025
L'actualité américaine est dominée par des incertitudes sur la politique monétaire, un ralentissement de la consommation et de la croissance, ainsi que des tensions persistantes sur le front budgétaire et politique. Quelques signes d'amélioration se dégagent sur le crédit immobilier.
Fed
Des sources proches du dossier auraient indiqué à l'agence Bloomberg la semaine dernière que Kevin Hassett, actuel directeur du Conseil économique national de la Maison Blanche, serait le candidat le plus probable pour succéder à Jerome Powell. Christopher Waller, membre du Board, réitère son souhait d'une baisse de taux en décembre mais précise que le déluge de chiffres qui devrait avoir lieu en janvier compliquera la réflexion pour le mouvement suivant.
Croissance
Le Beige Book, l'enquête globale réalisée par les différentes Fed régionales, indique une croissance au ralenti sur les dernières semaines. Il souligne une contraction globale de la consommation à l'exception notable du segment haut de gamme. L'enquête note aussi une légère contraction de l'emploi : toujours pas de hausse significative des licenciements mais des embauches extrêmement faibles.
Immobilier
Le nombre de dossiers de crédits immobiliers « pour acheter » remonte à son plus haut niveau depuis février 2023, tout en demeurant à des niveaux très bas. Par ailleurs, si les promesses de ventes augmentent légèrement en octobre, elles restent proches des plus bas niveaux des 25 dernières années.
Ralentissement de la consommation
Les ventes au détail sortent en-dessous des attentes en septembre, à +0,2 % sur le mois contre +0,4 % attendu par le consensus. En termes réels, les ventes au détail se contractent pour la 5ᵉ fois de l’année et se situent à peu près à leur niveau de décembre 2024. L'indice de la confiance des consommateurs, mesuré par le Conference Board, chute brutalement en novembre, à son deuxième plus bas niveau après celui atteint lors du Liberation Day, signe de l'insatisfaction des consommateurs vis-à-vis des droits de douane.
Inflation
Les prix à la production (PPI) sortent en ligne avec les attentes pour septembre, à +2,7 % en glissement annuel. Le PPI hors énergie et alimentation sort en dessous des attentes à +2,6 %.
Finances publiques
La charge de la dette américaine, c'est-à-dire les dépenses d'intérêt de la dette gouvernementale, n'a jamais été aussi élevée (vers 3,2 % du PIB).
Droits de douane
Selon Bloomberg, l'administration Trump réfléchit à ses options en cas de décision défavorable de la Cour Suprême sur les droits de douane.
Obamacare
Par ailleurs, la Maison-Blanche envisagerait, selon des sources de presse, de proposer une extension de deux ans des subventions liées à l'assurance-santé américaine (Obamacare), ce qui permettrait d'éloigner la perspective d’un nouvelle fermeture des administrations (« shutdown ») fin janvier.
La Zone Euro affiche une dynamique économique contrastée : la croissance du crédit se poursuit, soutenue par les prêts aux ménages, tandis que l'activité reste modérée, portée par les services mais freinée par l'industrie. L'inflation se stabilise dans les principaux pays.
Crédit
La BCE a publié la dynamique du crédit d'octobre qui montre une croissance annuelle des prêts au secteur privé de +3,0 % en octobre contre +2,8 % en septembre. La croissance des prêts aux entreprises reste stable à 2,9 % tandis que celle des prêts aux ménages progresse de 2,6 % à 2,8 %.
BCE
Les minutes du dernier conseil des gouverneurs de la BCE montrent que les perspectives globalement inchangées sur l'inflation et la croissance ont justifié le statu quo.
Activité
La publication des PMI préliminaires de novembre témoignent d'une activité qui reste en territoire d'expansion (PMI composite 52,4), grâce à une bonne tenue dans les services (53,1 vs 53 en octobre) alors que le manufacturier reste à la peine (49,7 vs 50 en octobre). Les trajectoires demeurent différentes par pays : les données allemandes sont médiocres (PIB, IFO) alors que l'Italie et l'Espagne sont en phase d'accélération.
Consommation
Les immatriculations de voitures neuves progressent sur octobre dans la Zone (+5,8 %), un chiffre cependant moins fort que celui de septembre (+10 %). En France, les dépenses de consommations en biens progressent de 0,4 % en volume en octobre (+0,4 % sur 1 an). En revanche, les ventes au détail reculent de 0,3 % en Allemagne sur octobre en raison des ventes hors alimentation en nette baisse (-0,7 %).
Inflation
L'inflation française est stable en novembre à 0,9 %. La composante alimentaire progresse un peu alors que la contraction des prix énergétiques est moins forte. A contrario, on constate une baisse de l’inflation des services de 2,4 % à 2,2 % et une plus forte contraction des prix des biens manufacturés hors énergie (-0,6 % après -0,4 %). En Allemagne, l'inflation mesurée par le CPI reste stable à 2,3 % en novembre selon l'estimation flash de l'Office fédéral des statistiques. L'inflation « core » diminue légèrement de 2,8 % à 2,7 % grâce à un ralentissement de l'inflation des biens et de la baisse des prix alimentaires.
L'économie chinoise reste sous pression, comme en témoigne le recul des profits industriels en octobre, marqué par un ralentissement dans le secteur manufacturier.
Recul des profits industriels
Les profits industriels reculent sur le mois d'octobre (-5,5 %), soit une variation de +1,9 % sur 12 mois glissants, avec un ralentissement dans le secteur manufacturier.
L'économie japonaise montre des signes de dynamisme, soutenue par une bonne tenue de l'activité et du marché du travail. La Banque du Japon évoque prudemment la poursuite de la normalisation monétaire, tandis que l'inflation reste stable.
Banque du Japon (BoJ)
Asahi Noguchi, membre le plus « dovish » du Board, laisse entendre qu'une poursuite de la normalisation est envisageable tout en restant mesurée. En écho aux propos récents d'Ueda, Gouverneur de la Banque du Japon, il a souligné les effets négatifs liés au fait de maintenir les taux trop bas trop longtemps.
Activité
Les chiffres d'activité du mois d'octobre sont bien orientés, la production industrielle se poursuit par rapport du mois précédent (+1,4 % sur le mois vs -0,6 % attendu). Le mouvement s'accompagne d'une progression des exportations et des stocks, ce qui va dans le sens d'un impact limité des tensions commerciales.
Travail
Le marché du travail japonais reste tendu, le taux de chômage restant sur des niveaux bas à 2,6 % en octobre. Le nombre de postes disponibles par demandeurs d'emploi retombe à 1,18 – son plus bas niveau depuis fin 2021 – tandis que les emplois créés sur 1 an s'établissent à 416 K.
Inflation
Le CPI de Tokyo sort en ligne et reste sur des niveaux élevés. En novembre, l'inflation totale reste stable à 2,7 % en glissement annuel, tout comme le « core » à 2,8 %. Hors alimentation et énergie, les prix restent en progression de 1,6 % sur 1 an. Les prix des services affichent une progression soutenue à 1,5 %. Pour rappel, le CPI tokyoïte est un indicateur avancé de la tendance d'inflation générale du pays.
Malgré des données macroéconomiques mitigées aux États-Unis, l'appétit pour le risque a progressé sur les marchés, porté par le regain de confiance en une baisse des taux de la Fed en décembre (probabilité actuellement intégrée ~83 %).
Actions
Les principaux indices boursiers mondiaux ont affiché une solide performance, le S&P 500 et le Nasdaq étant en tête sur les marchés développés. Les secteurs cycliques, notamment les secteurs de la consommation discrétionnaire, des matériaux et de la tech, ont progressé, les secteurs défensifs participant à la hausse dans une moindre mesure.
Obligations
Dans ce contexte, les rendements des obligations d'État ont baissé de manière généralisée, surtout aux États-Unis. En Zone Euro, le fait le plus marquant est la détente du spread OAT-Bund. En revanche, les rendements des obligations japonaises (JGB) se sont de nouveau orientés à la hausse sur fond de préoccupations persistantes concernant la dette. Avec ces anticipations d'intervention de la Fed, les investisseurs sont revenus vers les obligations d'entreprises, notamment sur le segment du haut rendement qui voit sa prime sur les obligations d'État se réduire assez nettement (respectivement -32 points de base aux US et -16 points de base en Zone Euro).
Devises
Le dollar américain s'est déprécié face à l’Euro en raison des anticipations favorables de baisse des taux directeurs de la Fed.