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Alors que les marchés scrutent avec attention la future gouvernance de la Réserve fédérale américaine, les spéculations s’intensifient autour des successeurs potentiels de Jerome.
Alors que les marchés scrutent avec attention la future gouvernance de la Réserve fédérale américaine, les spéculations s’intensifient autour des successeurs potentiels de Jerome Powell. Dans un contexte macroéconomique toujours contrasté, Arkéa Asset Management propose son décryptage hebdomadaire des faits marquants et des perspectives à court et moyen terme sur les grandes zones économiques et les marchés financiers.
Le point hebdo d'Arkéa Asset Management daté du 27 janvier 2026
Fed : La nomination de Kevin Hassett à la présidence de la Fed semble moins probable, Donald Trump indiquant qu'il préfère le garder là où il est actuellement. Kevin Warsh devient le favori des marchés de prédiction. À noter que Rick Rieder, Directeur monde des gestions obligataires chez BlackRock, apparaît désormais comme un outsider crédible.
Production industrielle : La production industrielle surprend à la hausse pour décembre, à +0,4% sur le mois.
Indice NAHB : L'indice NAHB, qui mesure l'optimisme des promoteurs immobiliers, retombe en décembre. L'indice est proche de ses plus bas des 10 dernières années.
Emploi : Le rapport hebdomadaire de ADP estime que les créations d'emplois dans le secteur privé ont été de 8 000 en moyenne par semaine sur les 4 semaines allant jusqu'au 27 décembre, soit une très légère détérioration par rapport aux semaines précédentes.
Croissance : La croissance au troisième trimestre a été revue à la hausse, à +4,4% contre une première estimation à +4,3%. Parmi les secteurs qui ont connu la plus forte croissance sur les 4 derniers trimestres, on trouve dans l'ordre : information, services de santé et secteur financier.
Inflation : L'inflation totale PCE et l'inflation sous-jacente "Core PCE" sortent toutes les deux à 2,8% en glissement annuel en novembre. Le "Core PCE" sort à +0,21% et +0,19% en variation mensuelle pour les mois d'octobre et de novembre.
Consommation : Malgré le retard lié au "shutdown", la publication des dépenses de consommation des mois d'octobre et de novembre montre une vraie résilience (respectivement +0,31% et +0,30%).
Indices PMI : Les enquêtes PMI sortent très légèrement en dessous des attentes en janvier. L'indice manufacturier sort à 51,9 contre 51,8 en décembre. L'indice sur les services sort stable à 52,5 en janvier contre des attentes à 52,8. Récemment, les indices PMI composite ont oscillé aux alentours de 53, ce qui indique un rythme de croissance modérée.
Confiance des consommateurs : L'indice de « sentiment du consommateur » de l'Université du Michigan remonte légèrement en janvier, pour revenir à un plus haut depuis l'été, du fait du retard dans la baisse des prix à la pompe par rapport aux prix du pétrole. Les anticipations d'inflation à 1 an continuent à fortement refluer, au plus bas depuis un an.
Accord commercial : Le Parlement européen envisage de conditionner l'approbation de l'accord commercial avec les États-Unis à la renonciation aux menaces d'annexion du Groenland. L'accord commercial conclu l'été dernier est déjà partiellement mis en œuvre, mais il doit encore être approuvé par le Parlement pour entrer en vigueur (réunion à venir mercredi 28).
Inflation : Dans son estimation finale, l'inflation de décembre est révisée de 2,0% à 1,9% (1,944%) en raison de la révision à la baisse des prix alimentaires (+2,6% à +2,5%). 42 des 73 composantes de l'inflation sous-jacente ont une contribution à sa baisse.
Indicateur ZEW : L'indicateur ZEW de sentiment économique gagne 13,8 points en janvier. La composante "Perspectives" est en forte hausse. Certaines industries tournées vers l'exportation ont connu des améliorations significatives sur les derniers mois notamment la sidérurgie, la métallurgie, la construction mécanique et l'automobile.
BCE : Les "minutes" confirment que les responsables de l'institution sont satisfaits de l'évolution meilleure qu'attendu de l'inflation et de la croissance, laquelle n'appelle pas à un ajustement de la politique monétaire à court terme. Ces éléments confirment les propos de Philip Lane, économiste en chef de la BCE, qui avait indiqué plus tôt que, dans le scénario de référence de la BCE, la situation était remarquablement stable.
Indices PMI : Le PMI Composite ressort stable à 51,5 en janvier mais le PMI manufacturier s'améliore plus qu'attendu à 49,4 vs 48,8 en décembre (49,1 attendu), tandis que le PMI services est en baisse de 52,4 à 51,9 alors qu'une légère amélioration était attendue. Deux composantes sont en nette amélioration sur le mois : les nouvelles affaires et l'optimisme des entreprises pour l'activité future, au plus haut depuis 20 mois tous secteurs confondus et depuis 4 ans dans l'industrie. À l'inverse, la composante emploi se détériore du fait des baisses d'emploi en Allemagne et de l'inflation dans les services qui est en hausse.
Industrie : Les nouvelles commandes à l'industrie rebondissent de 8,5% en novembre mais uniquement grâce à la commande publique (+67,8%). Les commandes émanant du secteur privé hors commandes navales, reculent de 11% sur le mois et de 1,5% sur un an. Dans le secteur automobile, la contraction atteint 7,4% sur un an.
Production industrielle : La production industrielle était en baisse de 2,7% sur le mois de novembre après 2 mois de hausse. Elle recule dans la plupart des secteurs mais de façon plus notable pour les biens de consommation durable. Sur un an, elle recule de 2,2%.
Dissolution du parlement : L'annonce par Sanae Takaichi de la dissolution du parlement (des élections anticipées auront lieu le 8 février) a ravivé les craintes de dérapage budgétaire, la première ministre ayant mis en avant sa volonté de suspendre la taxe sur la consommation sur les produits alimentaires.
Déficit commercial : Le déficit commercial se creuse plus qu'attendu (-209 Mds JPY) mais le commerce extérieur demeure relativement résilient en décembre. Les exportations enregistrent un léger recul sur le mois (-0,5%) quand les importations prolongent leur redressement.
Indices PMI : Les premières estimations des PMI signalent un net redressement de l'activité sur le début d'année. En janvier, le PMI manufacturier repasse en zone d'expansion (51,5) pour la première fois depuis juin. Selon l'enquête, c'est notamment le redressement de la demande internationale qui explique la bonne progression de la production et des nouvelles commandes sur la période. À noter que l'indice des services est également en nette progression et passe de 51,6 à 53,4.
Taux directeur : La Banque du Japon a sans surprise laissé son taux directeur inchangé, après l'avoir réhaussé de 25 bps à 0,75% fin décembre. La décision a été quasi-unanime, mais il convient de noter qu'un des membres a voté en faveur d'une nouvelle hausse de 25 bps.
Immobilier : Les prix immobiliers continuent sur leur nette tendance baissière en décembre, avec une baisse de 0,8% sur le mois dans l'ancien et une baisse de 0,4% dans le neuf. Depuis le pic de 2022, les prix dans l'ancien ont baissé de plus de 20%.
PIB : Le PIB du quatrième trimestre sort en progression de 1,2% sur le trimestre et de 4,5% en glissement annuel.
Ventes au détail : 5e ralentissement de la progression des ventes au détail ce qui confirme la mauvaise orientation de la consommation des ménages, elle-même liée à la faiblesse de l'immobilier.
Production industrielle : La production industrielle tient bon, avec une progression de 5,2% en glissement annuel.
Inflation : Le CPI sort en ligne avec les attentes en décembre et retrace essentiellement en raison d'effets de base liés au prix de l’énergie. L'inflation totale passe de 2,9% à 2,1% en glissement annuel pour décembre tandis que l'indice "core core" (ex énergie et alimentaire) reste sur des niveaux élevés à 2,9%.
Actions : La semaine a été mitigée en raison des tensions liées au Groenland qui ont ravivé les craintes d'une année blanche en termes de croissance bénéficiaire en Europe, notamment au sein des secteurs cycliques les plus exposés à la demande américaine. L'accalmie annoncée lors du Forum de Davos a permis un rebond suite à une première phase de correction en début de semaine, sans pour autant confirmer une reprise durable et ce malgré une vague de publications et statistiques économiques satisfaisantes (PMI, inflation notamment). Dans ce contexte, en Europe, beaucoup de secteurs finissent dans le rouge hormis les ressources naturelles, les valeurs des secteurs télécommunication et énergie. Côté US, la dynamique est légèrement négative sur la semaine, avec des secteurs énergie, matériaux et communication tirant la cote. À noter que les valeurs financières perdent du terrain suite à l'action en justice contre JP Morgan et son PDG Jamie Dimon (5 Mds$ de dommages et intérêts réclamés en raison d'une prétendue "débancarisation").
Obligations : Malgré les tensions, pas de rallye vers les actifs dits sans risque. Les rendements souverains US ont finalement peu bougé sur la semaine, quand la partie "cœur" des taux de la Zone euro (Allemagne) a eu tendance à progresser la semaine dernière sur l'ensemble des maturités (Bund en hausse). Une exception : la France, qui en raison des avancées sur le budget a plutôt vu sa prime de risque se réduire face au rendement allemand.