Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
De plus en plus d’entrepreneurs de la French Tech professionnalisent leur activité d’investissement en lançant leur propre family office.
De plus en plus d’entrepreneurs de la French Tech professionnalisent leur activité d’investissement en lançant leur propre family office.
A titre d’exemple, après avoir investi personnellement dans une quarantaine de start-up, Mathieu Tarnus, PDG du Groupe Positive (Sarbacane), a créé 404 Ventures. Avec son associé Julien Trucy, il prévoit de déployer 2 à 3 millions d’euros par an, via des tickets compris entre 50.000 et 200.000 euros, sans se limiter à sa région d’origine.
Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large. Andréa Bensaïd, fondateur d’Eskimoz, a lancé 199 Ventures, qui a déjà réalisé quatre investissements pour un total de 400.000 euros, après avoir reçu 1.500 candidatures. Le plus emblématique de tous reste Kima Ventures, le véhicule de Xavier Niel, qui signe jusqu’à deux deals par semaine.
Ces family offices se distinguent par leur ancrage entrepreneurial. « Un entrepreneur qui parle à un entrepreneur » : c’est l’argument clé mis en avant par Mathieu Tarnus, qui insiste sur sa capacité à décider rapidement, sans comité ni contrainte extérieure.
Si pour l’instant ces structures restent fermées à des investisseurs tiers, leurs fondateurs n’excluent pas une ouverture future. Ils privilégient aujourd’hui la liberté d’action et la souplesse face aux contraintes des fonds traditionnels, dans un univers où la concurrence des acteurs de l’amorçage est de plus en plus forte.