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Goldman Sachs anticipe une performance boursière plus faible aux États-Unis au cours des dix prochaines années, avec un rendement annuel moyen estimé à 6,5 %, contre 7,1 % en Europe.
Goldman Sachs anticipe une performance boursière plus faible aux États-Unis au cours des dix prochaines années, avec un rendement annuel moyen estimé à 6,5 %, contre 7,1 % en Europe, 8,2 % au Japon et plus de 10 % dans les pays émergents et l’Asie hors Japon. Un revirement notable après plus d’une décennie de domination américaine.
La banque s’appuie d’abord sur les perspectives de croissance économique : les économies émergentes devraient progresser plus vite que les États-Unis, soutenues par des réformes structurelles et une démographie plus dynamique. Goldman estime également que les bénéfices liés à l’intelligence artificielle ne seront pas l’apanage de Wall Street, mais profiteront à toutes les grandes régions économiques.
Autre frein : les multiples de valorisation américains sont déjà très élevés. La banque prévoit une contraction du PER du S&P 500 (de 23 à 21), alors que les marges des entreprises sont proches de leurs plus hauts historiques et que les vents favorables des dix dernières années (taux bas, fiscalité en baisse) ne devraient pas se répéter.
À l’inverse, l’Europe bénéficie d’un rendement du dividende plus généreux, tandis que la faiblesse attendue du dollar devrait mécaniquement renforcer la performance des marchés non américains. Pour Goldman Sachs, ces facteurs dessinent une décennie où la diversification géographique redeviendra un levier essentiel de performance.