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Un mois dense, où diplomatie climatique, régulation financière et enjeux énergétiques se télescopent.
Un mois dense, où diplomatie climatique, régulation financière et enjeux énergétiques se télescopent. De Belém à Bruxelles, en passant par Londres et les data centers américains, les lignes bougent — et redessinent les défis ESG des prochaines années.
Le point mensuel dédié à l'ESG à fin novembre 2025, par La Française
COP30, tenu à Belém (Brésil), s’est conclu par un accord consensuel regroupant les points sensibles et réaffirmant la transition hors des combustibles fossiles, sans inclure de feuille de route pour leur élimination. L’accord prévoit de tripler les financements pour l’adaptation d’ici 2035 et reconnaît que la transition vers un développement bas carbone et résilient est irréversible, appelant à accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Il réitère l’objectif de limiter la hausse des températures à 1,5 °C. Enfin, les Parties se sont engagées à renforcer leurs objectifs climatiques et à lancer un Accélérateur mondial pour combler les écarts d’ambition.
Le gouvernement britannique présente une loi plaçant les fournisseurs de notations ESG sous la supervision de la Financial Conduct Authority (FCA) pour renforcer la transparence et la responsabilité dans les données ESG. Cette mesure suit les recommandations de l’IOSCO (2021) qui demandent aux régulateurs de contrôler les notations ESG et d’imposer la publication des conflits d’intérêts et des méthodologies.
La loi s’appliquera aux fournisseurs britanniques et étrangers opérant au Royaume-Uni, avec autorisation obligatoire de la FCA à partir de juin 2028.
Le Project Stargate, un investissement de 500 milliards $ par OpenAI, SoftBank, Oracle et MGX, accélère massivement l’infrastructure IA, entraînant une explosion des data centers aux États-Unis dont la consommation électrique pourrait atteindre 6,7 % à 12 % du total national d’ici 2028, contre 2 % aujourd’hui.
Pour répondre à cette demande, les entreprises misent sur des solutions fossiles rapides, notamment le gaz naturel, ce qui pourrait générer 180 millions de tonnes de CO₂ par an, soulevant des questions sur la compatibilité entre innovation numérique et objectifs climatiques, et rendant les énergies renouvelables cruciales.
Le Parlement européen a adopté le compromis sur l’objectif climatique 2040, aligné sur la position des ministres de l’Environnement avant la COP30. Il fixe une réduction de 85 % des émissions de GES par rapport à 1990, avec la possibilité d’atteindre 90 % via des crédits carbone internationaux à partir de 2036.
Le texte prévoit une phase pilote entre 2031 et 2035 et impose des conditions strictes : projets garantissant des réductions permanentes, excluant ceux contraires aux intérêts stratégiques de l’UE, et concentrés sur les secteurs non-ETS (bâtiments, transport, agriculture).
Les ONG critiquent un objectif jugé insuffisant et affaibli par les crédits carbone, tandis que les partisans y voient une étape réaliste vers la neutralité.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE), dans son rapport annuel, affirme que l’avenir sera fortement électrique. Les énergies renouvelables connaissent une croissance record et les marchés émergents représentent 50 % des investissements mondiaux dans l’électrification.
La demande d’électricité devrait augmenter de 40 à 50 % d’ici 2035, portée par le transport, le chauffage et l’industrie.
Cependant, la dépendance aux minéraux critiques reste un risque majeur, la Chine raffinant près de 70 % des minéraux stratégiques.
Malgré un pic des énergies fossiles proche, les politiques actuelles mèneraient à un réchauffement d’environ 2,5 °C, rendant inévitable le dépassement de l’objectif de 1,5 °C.