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Le projet de « taxe Zucman » – un impôt plancher de 2% sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros divise profondément économistes et responsables politiques.
Le projet de « taxe Zucman » – un impôt plancher de 2% sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros divise profondément économistes et responsables politiques. Défendue par Gabriel Zucman et soutenue par une partie de la gauche, elle vise à corriger ce que ses promoteurs considèrent comme une injustice fiscale.
Ses partisans estiment que ce prélèvement, concentré sur environ 1.800 foyers fiscaux, permettrait de dégager entre 15 et 25 milliards d’euros par an, de réduire les inégalités et de rapprocher la fiscalité française des principes constitutionnels d’égalité devant l’impôt. Ils mettent en avant l’exemple de pays comme la Norvège, qui taxent déjà la fortune.
Mais les critiques ne manquent pas. Certains dénoncent une base de calcul biaisée, qui confond revenus économiques et revenus effectivement perçus. D’autres soulignent le risque d’exil de grandes fortunes, comme cela s’est produit en Norvège, ou d’un frein à l’investissement, notamment pour les start-up et les entreprises non cotées, qui devraient chaque année céder des actions pour régler l’impôt.
En l’état, la « taxe Zucman » n’existe nulle part dans le monde. Son adoption ferait de la France un cas unique, avec le risque de fragiliser encore l’attractivité du pays pour les capitaux et les entrepreneurs.