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L’expérience menée par un ETF américain remet en lumière les limites de l’intégration d’actifs non cotés dans des fonds cotés en Bourse.
L’expérience menée par un ETF américain remet en lumière les limites de l’intégration d’actifs non cotés dans des fonds cotés en Bourse. Le ERShares Private-Public Crossover ETF, qui combine investissements en actions cotées et participations dans des entreprises privées, se retrouve aujourd’hui avec plus de 37 % de son portefeuille exposé à SpaceX, la société spatiale d’Elon Musk.
Cette situation, inhabituelle pour un ETF accessible au grand public, soulève des questions de liquidité. Les ETF sont censés pouvoir être achetés ou vendus en continu sur les marchés, alors que les actifs non cotés, par nature, sont difficiles à céder rapidement. Aux États-Unis, la règle générale limite d’ailleurs la part d’actifs illiquides à environ 15 % pour ce type de fonds ouverts.
Dans le cas présent, la proportion élevée de SpaceX s’explique par une combinaison de facteurs : la forte revalorisation de l’entreprise privée et les retraits massifs d’investisseurs. Pour faire face aux rachats, le gestionnaire a vendu les actifs les plus liquides du portefeuille, ce qui a mécaniquement augmenté le poids de SpaceX.
Les encours du fonds sont ainsi passés de 1,8 milliard à moins de 600 millions de dollars en quelques semaines. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue un cas d’école dans le débat sur l’intégration d’actifs privés dans les ETF, un sujet qui reste particulièrement sensible pour les régulateurs.