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Face à la complexité croissante des données ESG et des obligations réglementaires, les sociétés de gestion accélèrent l’intégration de l’intelligence artificielle dans leurs processus.
Face à la complexité croissante des données ESG et des obligations réglementaires, les sociétés de gestion accélèrent l’intégration de l’intelligence artificielle dans leurs processus d’analyse et de reporting.
Actuellement, près de 60% des fonds distribués dans l’Union européenne intègrent désormais des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance selon Morningstar. Mais, des acteurs comme Berenberg ou Mirova utilisent déjà des modèles d’IA capables de filtrer les informations financières et extra-financières pertinentes, d’automatiser la mise en conformité ou d’identifier les controverses d’entreprises.
L’IA s’invite également dans la recherche académique : la Caisse des Dépôts teste, avec un partenaire suisse, un outil de machine learning pour évaluer la gouvernance des sociétés du CAC All-Tradable.
Ces technologies servent aussi à combler les données manquantes, notamment sur le scope 3 carbone ou la biodiversité, grâce à l’imagerie satellite ou aux capteurs sonores.
Mais les gérants restent prudents : ils exigent des modèles explicables, pour ne pas perdre la confiance des investisseurs. Enfin, certains alertent sur l’impact environnemental et social de l’IA, ainsi que sur les risques de réduction d’effectifs ESG, alors même que la finance durable cherche encore son second souffle.