Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
La BCE s’y est quasi engagée : elle baissera les taux directeurs lors de sa réunion de politique monétaire de la semaine prochaine.
D’une part, contrairement aux États-Unis, la dynamique de croissance de la zone est attendue en accélération sur l’année même si l’ordre de grandeur y est bien différent (on parle d’une croissance attendue pour cette année en zone euro de 0.7% contre 2.4% de l’autre côté de l’Atlantique). L’amélioration de la conjoncture en zone euro transparait dans la publication des indicateurs d’activité pour le mois de mai. Le PMI composite pour la zone est ainsi ressorti au-dessus des attentes à 52.3 (52 attendu et 51.7 le mois précédent), au plus haut depuis un an. La confiance des entreprises revient même sur des niveaux d’il y a plus de deux ans. Cette croissance reste néanmoins toujours tirée par les services. Le secteur manufacturier reste, en effet, toujours en phase de contraction depuis maintenant juillet 2022 même s’il convient de noter que le chiffre de mai est le plus élevé en 15 mois. Cette bonne dynamique est également présente en Allemagne qui relève la tête notamment grâce à la demande domestique.
\n\nD’autre part, la croissance des salaires, un des points d’attention clés de la BCE, est repartie à la hausse sur le premier trimestre de cette année. Alors qu’un ralentissement était attendu, l’indice estimé par la BCE sur l’évolution des salaires négociés par convention collective est ressorti à 4.7% en rythme annualisé contre 4.5% en décembre. Ce chiffre a surpris les investisseurs car les dernières déclarations à ce sujet se voulaient plutôt rassurantes. Un des éléments avancés pour expliquer ce rebond viendrait du bonus anti-inflation versé aux fonctionnaires allemands sur le premier trimestre, le poids important du pays biaisant les données alors que la tendance reste baissière dans les autres pays de la zone. De plus, cet indice ne tient naturellement pas compte de l’entièreté du marché du travail en zone euro et la BCE essaiera sûrement de se rassurer en regardant d’autres indicateurs (notamment Indeed, cf. graphique de la semaine).
\n\nComme l’a rappelé Philip Lane, l’économiste en chef de la BCE, la politique monétaire devrait rester restrictive jusqu’en 2025. Mais avec des taux directeurs à 4% pour un taux neutre estimé à 2,5%, la « marge est significative » selon François Villeroy de Galhau.
\n\nPour accéder au Rendez-vous du Lundi complet avec nos vues de marchés et le graphique de la semaine, merci de cliquer sur le bouton plus bas.
\n