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La flambée des prix de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient pourrait contraindre la Réserve fédérale américaine à maintenir ses taux d’intérêt élevés plus longtemps que.
La flambée des prix de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient pourrait contraindre la Réserve fédérale américaine à maintenir ses taux d’intérêt élevés plus longtemps que prévu. Ce scénario irait à l’encontre des appels du président américain Donald Trump, qui souhaite un assouplissement monétaire rapide afin de soutenir l’économie.
Avant le conflit, la FED envisageait déjà de marquer une pause dans la baisse des taux afin de s’assurer que l’inflation converge durablement vers sa cible de 2 %. En janvier, l’inflation américaine restait encore proche de 2,8 %, un niveau supérieur à l’objectif de la banque centrale. Les taux directeurs, après plusieurs réductions fin 2025, se situent actuellement entre 3,50 % et 3,75 %.
La hausse des prix du pétrole pourrait compliquer l’équation monétaire. Une nouvelle poussée inflationniste limiterait la marge de manœuvre de la FED pour réduire le coût du crédit, alors même que la banque centrale doit également veiller à soutenir l’activité économique et l’emploi.
Au sein de l’institution, le débat oppose traditionnellement les « faucons », plus stricts sur la lutte contre l’inflation, et les « colombes », davantage favorables à une politique monétaire accommodante. La récente destruction d’environ 90.000 emplois en février pourrait toutefois renforcer les arguments en faveur d’une détente monétaire.
Dans ce contexte incertain, la FED pourrait privilégier la prudence et maintenir ses taux inchangés, afin d’éviter un nouvel emballement inflationniste provoqué par le choc énergétique.