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La contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises a généré 7,5 milliards d’euros de recettes fiscales en 2025, selon les estimations publiées par.
La contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises a généré 7,5 milliards d’euros de recettes fiscales en 2025, selon les estimations publiées par l’administration française. Cette mesure, mise en place par le ministère de l’Économie pour soutenir les finances publiques, concerne environ 400 groupes réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires en France.
L’analyse des comptes publiés montre toutefois une forte concentration de l’effort fiscal. Une poignée de grands groupes assume l’essentiel de la facture. Le leader mondial du luxe LVMH arrive en tête avec 661 millions d’euros versés, suivi notamment par Hermès (330 millions) et L’Oréal (253 millions). Les énergéticiens comme EDF ou Engie, ainsi que plusieurs groupes bancaires, figurent également parmi les principaux contributeurs.
Au total, dix entreprises paient à elles seules près de la moitié de la surtaxe, ce qui soulève des interrogations sur la solidité du dispositif. Certains grands groupes échappent à la contribution parce qu’ils réalisent l’essentiel de leurs profits à l’étranger ou disposent de déficits reportables.
Initialement présentée comme temporaire, la mesure a finalement été reconduite dans le budget 2026, avec un seuil relevé à 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Si cette décision permet de maintenir des recettes importantes pour l’État, plusieurs économistes craignent qu’une taxation durable des grands groupes ne pèse sur l’investissement et la compétitivité de l’économie française.