Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Un tour d’horizon hebdomadaire des faits marquants : croissance mondiale relevée par le FMI, avertissements sur une possible correction désordonnée aux États-Unis, signaux.
Un tour d’horizon hebdomadaire des faits marquants : croissance mondiale relevée par le FMI, avertissements sur une possible correction désordonnée aux États-Unis, signaux d’assouplissement en Zone euro et inflation toujours contenue en Chine.
— Par les équipes de gestion d’Arkéa Asset Management
Trois points à retenir :
Le FMI relève sa prévision de croissance mondiale 2025 à 3,2% et alerte sur une trajectoire de dette publique au-delà de 100% du PIB d’ici 2029.
Aux États-Unis, risque de correction « désordonnée » sur des marchés jugés complaisants, contexte budgétaire et macro encore fragile.
En Zone euro, baisse de taux plus probable qu’une hausse selon des membres de la BCE ; en Asie, inflation chinoise toujours en retrait et exportations en reprise.
Chaque semaine, les équipes de gestion d'Arkéa Asset Management vous proposent un décryptage synthétique de l'actualité des marchés financiers.
Au programme de cette édition, retrouvez notre analyse des faits marquants des derniers jours ainsi que nos éclairages sur les perspectives à court et moyen terme.
Les perspectives économiques mondiales s'améliorent selon les dernières annonces du FMI, qui souligne cependant la persistance de risques, notamment sur la dette publique.
Croissance : Le FMI a relevé à 3,2% sa prévision de croissance mondiale pour 2025 (vs 3% en juillet), l'impact des droits de douane et les conditions financières s'étant révélés plus favorables que prévu. Le FMI a toutefois averti qu'une nouvelle guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine pourrait ralentir considérablement la production.
Dette publique : Le FMI a également prévenu que la dette publique mondiale devrait dépasser 100% du PIB d'ici 2029 et pourrait grimper jusqu'à 123% du PIB d'ici la fin de la décennie dans un scénario défavorable, proche du record absolu de 132% observé juste après la Seconde Guerre mondiale.
Les États-Unis font face à un environnement complexe, où tensions géopolitiques, incertitudes budgétaires et évolutions du marché de l'emploi alimentent la prudence des investisseurs.
Marchés financiers : Les marchés financiers mondiaux s'accommodent trop facilement des guerres commerciales, tensions géopolitiques et des déficits publics élevés, des risques qui, combinés à des actifs déjà surévalués, augmentent le risque d'une correction "désordonnée" des marchés, selon le FMI.
Gouvernement fédéral : Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a estimé que la fermeture partielle du gouvernement fédéral entamé depuis 15 jours, coûte environ 15b$^(1) par jour à l'économie américaine.
Fed : Jerome Powell a indiqué que la banque centrale pourrait cesser de réduire son bilan dans les mois à venir, tout en soulignant que les perspectives du marché du travail continuent de se détériorer, un message qui alimente les attentes d'une nouvelle baisse des taux d'intérêt ce mois-ci.
Immobilier : Le moral des constructeurs immobiliers américains a atteint en octobre son plus haut niveau depuis six mois, soutenu par l'espoir qu'une baisse des taux hypothécaires relancera la demande de logements et réduira les excédents d'inventaires. L'indice NAHB a progressé de cinq points à 37, contre 33 attendus.
Confiance des consommateurs : L'Université du Michigan a diffusé son estimation préliminaire de la confiance des consommateurs d'octobre (55 vs 55,1 en septembre) tandis que les économistes interrogés par Reuters s'attendaient à un recul à 54,2. Ces chiffres restent sur des bas historiques impactés par la hausse des prix et le ralentissement du marché de l'emploi.
Emploi : L'activité économique américaine est restée globalement stable ces dernières semaines, tandis que l'emploi a peu évolué, selon le dernier rapport Beige Book de la Réserve fédérale.
En Zone Euro, les marchés restent attentifs aux évolutions de la politique monétaire, à l'évolution des relations commerciales et aux mouvements politiques significatifs dans plusieurs pays membres.
Taux d'intérêt : François Villeroy (membre du conseil de la BCE) estime que la prochaine décision de taux sera plus probablement une baisse qu'une hausse, soulignant qu'il existe davantage de risques à la baisse sur les perspectives inflationnistes. De son côté, le gouverneur de la banque centrale d'Autriche, Martin Kocher, a déclaré que la BCE devrait maintenir ses taux d'intérêt inchangés tant que l'inflation reste proche de 2%, sans chercher à ajuster excessivement sa politique monétaire en cas de légères déviations par rapport à son objectif.
Investissement : L'Union européenne envisage d'imposer des conditions préalables aux entreprises chinoises souhaitant investir en Europe, notamment des transferts de technologie et de savoir-faire.
États-Unis : L'excédent commercial de biens de la Zone Euro avec les États-Unis est tombé à 8,1b€ en août, contre 8,7b€ en juillet, l'impact de la mise en place des "tariffs" faisant reculer les exportations plus vite que les importations.
Chine : Le déficit commercial de la Zone Euro avec la Chine s'est réduit à 21,7b€ en août, contre 22,8b€ en juillet.
Attentes économiques : L'indice des attentes économiques ZEW a chuté à 22,7 points en octobre, son niveau le plus bas en 5 mois, contre 26,1 en septembre et largement en dessous des prévisions de 30,2.
Secteur bancaire : Friedrich Merz souhaite promouvoir une déréglementation du secteur bancaire européen dans le cadre de ses efforts visant à stimuler la croissance de la première économie du continent.
Allemagne : L'inflation allemande a légèrement accéléré en septembre pour atteindre 2,4% sur un an alors que le moral des investisseurs de la première économie de la Zone Euro s'est par ailleurs amélioré depuis le début du mois d'octobre mais à un rythme moindre que prévu.
France : Le nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu est présenté comme plus technique et moins politique avec l'arrivée de personnalités issues de la société civile. Le Premier ministre français a survécu à deux motions de censure : l'une déposée par La France Insoumise et l'autre par le Rassemblement National. Celui-ci a obtenu le soutien du Parti Socialiste à l'Assemblée nationale après avoir accepté de suspendre une loi sur les retraites et annoncé la mise en place de taxes sur les grandes entreprises et les ménages aisés destiné à réduire le déficit budgétaire. L'inflation a accéléré en septembre, à 1,2% sur un an, comme estimé initialement.
Italie : S&P maintient la note de l'Italie inchangée à BBB+ et le gouvernement italien prévoit de lever plus de 11b€ entre 2026 et 2028 auprès des banques et assureurs afin de renforcer ses finances publiques.
Alors que la Chine adopte de nouvelles mesures à l'encontre de certaines entités américaines et poursuit sa reprise dans l’export et l'automobile, au Japon, la question de la stabilité des marchés des changes est au cœur des préoccupations gouvernementales.
Chine : La Chine impose des restrictions à cinq entités américaines de Hanwha Ocean en réponse aux mesures prises contre son industrie du transport maritime. Les exportations de la Chine ont progressé de 8,3% à un rythme plus soutenu que prévu en septembre, notamment hors des États-Unis. Les ventes de voitures en Chine ont accéléré en septembre de 6,6% boostées par les subventions à la reprise que certains gouvernements locaux ont suspendu depuis. L'inflation recule toujours mais de façon moins prononcée : l'indice des prix à la production (PPI) chinois a reculé de -2,3% sur un an, après une baisse de -2,9% en août. Cette moindre baisse est liée au soutien du gouvernement pour limiter la concurrence par les prix. Par ailleurs, l'indice des prix à la consommation (CPI) chinois a diminué de -0,3% sur un an, après -0,4% en août.
Japon : Le ministre japonais des Finances, Katsunobu Kato, a déclaré avoir rappelé à ses homologues du G7 la nécessité pour les autorités de rester vigilantes face à des mouvements excessivement volatils sur le marché des changes.
Dans ce contexte, les marchés financiers sont restés sous l'influence d'éléments perturbateurs comme le regain de tension dans les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine, les nouvelles craintes sur certaines banques régionales américaines (Zions Bancorporation et Western Alliance) mises en difficulté en raison de la qualité de leurs crédits ou encore le maintien de la fermeture du gouvernement en l'absence d'accord budgétaire fédéral. Pour autant, ces tensions n'ont pas engendré de stress majeur.
Actions : Les indices s'affichent en progression aux États-Unis et en Europe alors que l'Asie finit la semaine dans le rouge. Côté US, rebond généralisé d'un point de vue des secteurs : seul le secteur financier est à la traîne (+0,07%) vs un net rebond des secteurs positivement corrélés à la baisse des taux longs (immobilier +3,42%, consommation +3,21%, tech 1,65%). En Europe, suite à l'échec du vote de censure du gouvernement Lecornu 2, les valeurs françaises ont globalement repris de l'élan soutenues par ailleurs par les publications rassurantes de gros poids des indices (LVMH, Publicis) alors que les valeurs allemandes ont subi qq dégagements, notamment sur le secteur Aeorspace&Defense (Rheinmetall -11,72%, MTU Aero -5,48%). Dans ce contexte, fort rebond des secteurs qui avaient été fortement pénalisés par l'instabilité politique et les "tariffs" (Chimie, Alimentaire, Luxe, Tech).
Obligations : Sur les marchés obligataires, les rendements des souverains allemand et américain à dix ans ont respectivement reculé de 10 et 8 points de base avant de rebondir vendredi. S'il est difficile de confirmer une détente définitive, la pression haussière sur les rendements semble momentanément moins forte, les investisseurs ayant accueilli favorablement le nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu.
Newsletter rédigée le 20/10/2025, sur les données au 17/10/2025