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Le marché européen des ETF en marque blanche entre dans une nouvelle phase de concurrence accrue. Face à l’explosion de la demande, notamment de la part des sociétés de gestion et des plateformes.
Le marché européen des ETF en marque blanche entre dans une nouvelle phase de concurrence accrue. Face à l’explosion de la demande, notamment de la part des sociétés de gestion et des plateformes digitales, les prestataires capables de fournir des ETF « clés en main » se multiplient. Dernier entrant en date : Amundi, qui a annoncé le lancement d’une offre d’« ETF as-a-service » lors de la présentation de son plan stratégique à trois ans.
L’idée est simple : permettre à des acteurs tiers de lancer leurs propres ETF sans disposer d’infrastructures lourdes. Amundi met ainsi à disposition l’ensemble de sa chaîne industrielle, de la structuration du produit à la cotation, en passant par la gestion, la conformité et les opérations. Une solution attractive dans un contexte où créer une plateforme ETF en interne nécessite plusieurs années et des investissements conséquents. Le leader européen vise une trentaine de lancements via ce dispositif d’ici 2028.
Ce mouvement n’est pas isolé. Pionnier du segment, HANetf a été rejoint ces dernières années par Waystone, puis plus récemment par Citi, Allfunds ou Prescient. Les grands gestionnaires eux-mêmes se positionnent désormais, à l’image de DWS ou State Street, malgré les interrogations sur les conflits d’intérêts potentiels.
Porté par la montée en puissance des ETF, notamment actifs, le modèle séduit, mais reste exigeant. Les marges sont faibles, la rentabilité dépend des volumes, et l’exemple de l’échec récent de Goldman Sachs rappelle que cette activité, en apparence prometteuse, comporte aussi des risques significatifs.