La revue hebdomadaire des marchés et le thème de la semaine par les experts d'Ostrum Asset Management.
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\n - Le rapport sur l'emploi de juin était solide à première vue, avec 147k nouveaux emplois et un taux de chômage en baisse à 4,1% ;
\n - Cependant, le gouverneur de la Fed, Christopher Waller, « entend des craquements » alors que certains indicateurs du marché du travail dépeignent un tableau moins favorable ;
\n - En effet, les secteurs de l'éducation publique et de la santé ont contribué de manière disproportionnée aux créations d'emplois de juin. En outre, d'autres enquêtes, dont le rapport ADP, contredisent ces estimations du BLS. La qualité et la cohérence des données posent ainsi question ;
\n - Les demandes d’indemnisations chômage faibles et stables ne laissent pas présager une accélération des licenciements. Cependant, les annonces de plans de licenciements ont augmenté et les embauches ralentissent. La durée du chômage s’allonge à 23 semaines, contre environ 20 semaines entre 2021 et 2022. Les jeunes diplômés universitaires font également face à un taux de chômage supérieur à la normale ;
\n - Enfin, la baisse du chômage est principalement due à une diminution du taux de participation. Les déportations de travailleurs étrangers pourraient avoir joué un rôle dans cette diminution. L’évolution de la participation et la réduction de l'immigration pèseront sans doute sur la croissance potentielle.
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Marcher sur un lac gelé
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Le rapport sur l’emploi de juin (NFP, non-farm payrolls, emploi hors agriculture) a surpris à la hausse avec une augmentation de 147k postes, dépassant les attentes, et se situant en haut de la fourchette supérieure du 1er semestre 2025 (102-158k). De même, le taux de chômage reste bas et a même diminué à 4,1% en juin. Ainsi, ces chiffres dépeignent un marché du travail résilient malgré le ralentissement économique et le chaos tarifaire.
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