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La récente correction observée sur les marchés obligataires s’explique principalement par la hausse des prix de l’énergie et le retour des inquiétudes inflationnistes, plutôt que par une dégradation significative du contexte macroéconomique global. Mike Riddell, gérant du fonds FF Strategic Bond Fund, explique comment les évolutions des marchés de l’énergie influencent les perspectives sur les taux, ainsi que leurs implications pour l’orientation à court terme des marchés obligataires mondiaux.
La récente correction des taux a été principalement alimentée par la hausse des prix du pétrole et le retour des préoccupations inflationnistes, plutôt que par un changement significatif du contexte macroéconomique global.
Une issue plus constructive à la prochaine rencontre Trump-Xi pourrait entraîner un repli des prix du pétrole et ainsi ouvrir la voie à un retournement rapide à court terme des marchés de taux.
Au Royaume-Uni, le marché des gilts est resté relativement ordonné malgré une actualité politique agitée, les prix du pétrole demeurant le principal facteur macroéconomique moteur davantage que la politique intérieure.
Nous sommes passés à une surpondération sur la duration, le fonds affichant une duration d’environ 1,1 an plus longue par rapport à son indice de référence.
Plus précisément, nous avons récemment accru notre exposition aux taux britanniques (notamment sur les maturités < 10 ans), les banques centrales des marchés développés continuant d’intégrer de nouvelles hausses que nous estimons peu susceptibles de se concrétiser pleinement. Si les évolutions politiques au Royaume-Uni ont généré une certaine volatilité récente sur les gilts, nous restons moins constructifs sur la partie longue de la courbe en raison de préoccupations plus larges liées au cadre budgétaire et à l’offre.
Le comportement des acteurs systématiques sur les gilts s’est fortement inversé, passant d’une exposition longue proche de niveaux records avant l’escalade au Moyen-Orient à une position short proche de niveaux records.
Nous sommes acheteurs sur les taux locaux émergents, ce qui constitue un relais positif en termes de croissance face à notre position vendeuse sur le crédit des marchés développés, et restons prêts à augmenter encore la duration du portefeuille en cas de remontée significative des rendements.
Nous maintenons notre position longue sur l’inflation au sein du fonds, principalement aux États-Unis, avec une exposition limitée à l’inflation en GBP et en EUR.
Au cours du dernier mois, nous avons réduit de moitié notre position longue sur le RPI britannique, tout en conservant une certaine protection face aux risques haussiers sur l’inflation au Royaume-Uni.
Nous avons également diminué notre position sur l’inflation américaine depuis fin avril, à la suite du récent rebond des anticipations d’inflation implicites de marché, désormais proches de leurs plus hauts niveaux depuis 2022. Nous avons ainsi pris des profits à la suite de ce mouvement de revalorisation.
Nous restons constructifs sur les devises émergentes, dont les valorisations apparaissent attractives tant en relatif qu’au regard des fondamentaux macroéconomiques, notamment comparées aux actifs des marchés développés.
Nous avons clôturé notre position longue tactique sur le dollar et réduit notre position vendeuse sur la livre sterling. Les devises d’Amérique latine bénéficient du soutien lié aux exportations, en particulier le peso chilien (CLP), que nous avons renforcé grâce à la hausse des prix du cuivre, qui continue d’améliorer la position du commerce extérieur du Chili.
Nous avons également renforcé le peso colombien (COP), compte tenu de sa sous-performance récente liée aux incertitudes politiques à l’approche des élections, alors que la hausse du prix du pétrole aurait dû constituer un facteur légèrement positif.
Nous restons sous-pondérés en crédit et conservons une position globalement vendeuse via les indices CDX US High Yield et iTraxx Crossover, reflétant l’une de nos vues les plus baissières à ce jour sur les marchés du crédit.
Compte tenu des récents développements au Moyen-Orient, nous privilégions le maintien d’une exposition vendeuse face au risque dans un contexte de spreads toujours serrés, d’incertitude géopolitique élevée et de faible rémunération des risques baissiers.
Nous continuons de penser que l’impact des tensions géopolitiques, du resserrement des conditions financières et des pressions macroéconomiques plus larges devrait s’accumuler dans le temps, les risques devenant plus marqués à mesure que ces conditions persistent.
Sur le mois d’avril 2026, le fonds a généré une performance brute de 0,0 % (sur la base de la part Y-Acc-Euro couverte), légèrement inférieure à celle de l’indice de référence. La performance a été soutenue par un positionnement favorable sur l’inflation et les devises, partiellement compensé par un positionnement défavorable sur le crédit.
Taux : notre positionnement sur les taux n’a ni contribué ni pesé significativement sur la performance. Nos positions vendeuses sur les taux USD, JPY et EUR ont notamment contribué positivement (et constituaient nos trois principales positions shorts), tandis que notre position longue modérée sur les taux CAD a pesé, en raison de la hausse des rendements des obligations d’État canadiennes sur le mois.
Inflation : notre position longue sur l’inflation américaine, mise en œuvre via des swaps, a contribué positivement à la performance au cours du mois, les points morts d’inflation s’étant écartés dans un contexte de hausse des anticipations inflationnistes à court terme liée au choc pétrolier.
Devises : le positionnement en devises a contribué positivement à la performance en avril. Nous avons renforcé notre exposition aux devises émergentes, identifiant des opportunités sur certains marchés qui ont bien performé sur la période. Notre position longue tactique sur le dollar (désormais clôturée) a contribué négativement, le dollar s’étant affaibli sur l’ensemble du mois.
Crédit : notre exposition vendeuse au high yield américain et européen a pesé sur la performance ce mois-ci, les spreads de crédit s’étant resserrés dans un contexte d’optimisme accru autour d’une résolution potentielle du conflit entre les États-Unis et l’Iran, soutenant le sentiment favorable au risque de manière générale.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.