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La normalisation monétaire engagée depuis plusieurs trimestres entre dans une nouvelle phase. Dans les grandes économies avancées, les cycles de baisse des taux semblent toucher à leur fin, tandis.
La normalisation monétaire engagée depuis plusieurs trimestres entre dans une nouvelle phase. Dans les grandes économies avancées, les cycles de baisse des taux semblent toucher à leur fin, tandis que les dynamiques d’inflation, de croissance et de politique monétaire divergent de plus en plus entre l’Europe, les États-Unis et le Japon.
Le point hebdo de VEGA Investment Solutions daté du 15 décembre 2025
Les marchés anticipent la fin des baisses de taux dans les pays avancés
Le Japon s’oriente vers un resserrement monétaire progressif
Les taux longs restent sous pression, avec des effets potentiels sur les flux de capitaux
Les cycles de baisses des taux directeurs semblent en passe de s’achever dans les pays avancés.
En zone euro, où ils sont maintenus inchangés depuis juin, les marchés n’anticipent plus de nouvelles baisses et commencent même à croire en un futur relèvement, tandis qu’aux Etats-Unis, les projections des membres du FOMC ne laissent transparaître qu’une baisse supplémentaire de 25 points de base pour chacune des deux années à venir.
Pour sa part, le Japon se situe dans une situation qui devrait l’amener à opérer un resserrement graduel de sa politique monétaire dans les prochains mois.
En effet, après avoir longtemps évolué à des niveaux faibles voire négatifs, l’inflation japonaise se maintient au dessus de la cible de 2% depuis plus de 3 ans tandis que les taux d’intérêt réels restent négatifs et que le yen ne cesse de se dévaloriser.
En zone euro, si l’inflation globale se situe proche de l’objectif, la hausse des prix dans les services reste bien supérieure (+3,5% sur un an en novembre), de même qu’aux Etats-Unis où la Fed ne s’attend pas à un reflux de l’inflation à 2% avant 2028.
Dans le même temps, les perspectives d’activité ont eu tendance à s’améliorer de part et d’autre de l’Atlantique alors que les hausses de droits de douane aux Etats-Unis ont été moins pénalisantes qu’escomptées.
Ces différents développements influent sur l’évolution des taux longs, orientés à la hausse au Japon et, dans une moindre mesure, en zone euro voire aux Etats-Unis.
À mesure que les écarts de taux se résorbent, les investisseurs domestiques japonais pourraient être tentés de rapatrier leurs capitaux, ce qui induirait une pression haussière sur les taux à l’étranger.
Par ailleurs, l’interférence de D. Trump dans la politique monétaire américaine, susceptible de remettre en cause le scénario de taux de la Fed, justifie des attentes de baisses des taux un peu plus élevées de la part des marchés tout en influant sur les taux longs, moins haussiers qu’en Europe, et le dollar, qui se dévalorise à nouveau depuis près d’un mois.