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Les gérants de fonds en euros se détournent progressivement des obligations souveraines françaises, selon les derniers chiffres de Facts & Figures.
Les gérants de fonds en euros se détournent progressivement des obligations souveraines françaises, selon les derniers chiffres de Facts & Figures. En 2024, la part de la dette tricolore dans les portefeuilles est tombée à 19,4%, contre 23,6% un an plus tôt. Dans la poche des obligations d’État, la proportion des titres français a chuté de 63,9% à 56,3%.
Cette inflexion marque un changement de stratégie notable : les assureurs privilégient désormais les obligations d’entreprises (corporate), jugées plus porteuses à long terme. Ces dernières représentent 53,4% des allocations, contre 50,7% en 2023. « Les acteurs préfèrent miser sur l’avenir d’une entreprise plutôt que sur celui d’un pays », résume Cyrille Chartier-Kastler, fondateur du cabinet.
En allégeant leurs portefeuilles souverains, les compagnies cherchent à limiter le risque de taux et les éventuelles moins-values liés à la dégradation de la note française. Elles en profitent aussi pour réinvestir dans l’immobilier, devenu plus attractif après sa correction.
Les bancassureurs que sont Crédit Agricole, BNP Paribas, BPCE, Société Générale, CNP ou encore La Banque Postale restent moteurs de cette réorientation. Après avoir longtemps poussé les unités de compte, ils reviennent en force sur les fonds en euros : en 2024, les encours ont progressé de 8,6 milliards d’euros chez BNP Paribas et de 6 milliards chez Crédit Agricole, confirmant le regain d’appétit des épargnants pour ce placement refuge.