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L’annonce par François Bayrou d’un vote de confiance le 8 septembre prochain ravive les inquiétudes des grandes banques américaines installées à Paris.
L’annonce par François Bayrou d’un vote de confiance le 8 septembre prochain ravive les inquiétudes des grandes banques américaines installées à Paris. Plusieurs dirigeants confient que leurs états-majors suivent la situation « de très près », craignant une répétition du scénario de la dissolution de 2024, marquée par une chute des marchés et une hausse des pressions fiscales.
Le CAC 40 a déjà décroché par rapport aux autres indices européens depuis juin 2024, et la perspective d’un climat fiscal plus lourd inquiète les acteurs financiers étrangers. Certains dirigeants redoutent un affaiblissement durable de l’attractivité de la place parisienne, pourtant renforcée depuis le Brexit avec plus de 50.000 emplois créés dans la finance.
En d’autres termes, l’incertitude politique actuelle fait planer le risque d’un redéploiement de certaines activités vers d’autres capitales européennes jugées plus stables.
Il apparaît que depuis 2019, Goldman Sachs, JP Morgan, Morgan Stanley, Citi et Bank of America ont versé plus de 1,4 milliard d’euros d’impôts en France, dont 920 millions pour JP Morgan. Mais plusieurs groupes dénoncent une imprévisibilité fiscale croissante, illustrée par des provisions supplémentaires liées à la TVA.
En parallèle, l’Italie profite de la stabilité politique et de mesures d’attractivité fiscale, renforçant la comparaison défavorable pour la France aux yeux de Wall Street.