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C’est un tournant historique pour l’épargne réglementée française.
C’est un tournant historique pour l’épargne réglementée française. La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a confirmé avoir conclu un accord avec Bercy et EDF pour permettre le recours au Fonds d’épargne (alimenté par les dépôts des Livrets A, LDDS et LEP) afin de financer la construction des nouveaux réacteurs nucléaires EPR. Cette décision marque une réorientation partielle de l’utilisation de ces fonds, historiquement dédiés au logement social.
Le Fonds d’épargne centralise 59,5% de l’épargne réglementée, soit environ 400 milliards d’euros. Jusqu’ici, la moitié de cette enveloppe servait à financer le logement social et la politique de la ville, tandis que le reste était investi en dettes souveraines et actions cotées. Dorénavant, une part de ces ressources pourrait être dirigée vers le programme de six nouveaux EPR prévu à l’horizon 2038, dont le coût est estimé à près de 100 milliards d’euros.
Pour Olivier Sichel, directeur général de la CDC, cette évolution s’inscrit dans une logique de souveraineté énergétique nationale. Mais la mise en œuvre effective de ce financement reste suspendue à l’approbation de la Commission européenne, Bruxelles devant valider la conformité du dispositif au droit communautaire.