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Les petites capitalisations boursières fragilisées par la crise politique française.
La crise politique française accentue la défiance des investisseurs envers les petites et moyennes capitalisations. Depuis l’annonce de François Bayrou, fin août, de solliciter un vote de confiance, l’indice CAC Mid a perdu près de 7%, alors qu’il suivait jusque-là la trajectoire du STOXX 600.
Un tel décrochage intervient après un bref épisode de surperformance cet été, marqué par l’attrait des investisseurs pour des valeurs plus domestiques, soutenues par l’espoir de nouvelles baisses de taux de la BCE et par des annonces de plans d’investissement européens.
Mais ces promesses tardent à se concrétiser. Les résultats semestriels ont révélé une fragilité persistante : selon Bloomberg, les bénéfices par action des petites valeurs européennes ont chuté de 7,7% au premier semestre 2025, alors que les analystes anticipaient une hausse de 2%. Les entreprises se disent prudentes, évoquant une simple stabilisation de l’activité, notamment en Allemagne, plutôt qu’une reprise solide.
Par ailleurs, la valorisation de ces titres s’est tendue : le STOXX Small se paie désormais 17 fois les bénéfices, contre 15 fois début 2025, creusant l’écart avec le STOXX 600. Si l’Espagne et l’Italie profitent de dynamiques économiques et sectorielles favorables, la France apparaît comme l’un des marchés les plus fragilisés par l’instabilité politique.