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Les investisseurs à la recherche de performances pérennes doivent relever le défi de générer des performances totales attractives tout en gérant les risques liés, entre autres, à la.
Les investisseurs à la recherche de performances pérennes doivent relever le défi de générer des performances totales attractives tout en gérant les risques liés, entre autres, à la concentration du marché, aux bouleversements liés à l’intelligence artificielle et aux valorisations tendues.
Par Dan Roberts et Aditya Shivram, gérants chez Fidelity International
Chez Fidelity International, nous sommes convaincus que privilégier les actions à dividendes de qualité constitue une solution attrayante dans le contexte actuel de marché incertain, marqué par une volatilité accrue et des risques géopolitiques croissants. Pour les sélectionner, nous adoptons une approche sur la base de trois critères : des dividendes récurrents, une résilience des bénéfices et une discipline en matière de valorisation.
Au niveau global, les dividendes réinvestis ont représenté plus de la moitié des rendements sur la plupart des marchés au cours de vingt dernières années. Ceci met en évidence l'impact significatif que peut avoir le réinvestissement des dividendes en complément à l’appréciation du capital.
Les entreprises qui ont historiquement maintenu et augmenté leurs dividendes tout au long des cycles de marché affichent généralement une volatilité moindre et des baisses moins importantes lors des corrections. Cette résilience reflète la solidité financière nécessaire pour soutenir la croissance de dividendes et la stabilité des modèles économiques sous-jacents.
Selon une recherche de Citigroup, les « Dividend Aristocrats » du MSCI AC World (MSCI ACWI), qui représentent les entreprises ayant augmenté leurs dividendes chaque année au cours des dix dernières années, ont généré des performances plus élevées et moins volatiles que l’indice MSCI AC World sur la même période.
Si les dividendes constituent une composante tangible et directe de la performance totale, leur pérennité et leur croissance dépendent in fine de la qualité et de la solidité des bénéfices d’une entreprise. Les perspectives de bénéfices d’une entreprise sont également un facteur clé de l’évolution de son cours à long terme.
Dans un contexte de marché difficile, la résilience des bénéfices devient un élément crucial. Cela ne signifie pas simplement investir en faveur des secteurs traditionnellement défensifs considérés comme moins sensibles aux cycles économiques, mais plutôt l’identification, grâce à une analyse bottom-up approfondie, d’entreprises dotées de modèles économiques pérennes dans un large éventail de secteurs. Détenir des entreprises résilientes et diversifiées dans différents secteurs permet d’obtenir une meilleure stabilité des bénéfices que celle observée sur les indices plus larges.
Malgré la volatilité observée en début d’année, il subsiste des risques importants en matière de valorisation et de concentration sur les marchés dont les investisseurs doivent se méfier. Dans l'ensemble, ces deux dernières années ont été marquées par une reprise très concentrée du marché, l'écart de valorisation entre les États-Unis et le reste du monde atteignant des niveaux extrêmes.
Contrairement aux idées reçues, cette prime de valorisation s'est étendue au-delà du secteur technologique américain. A l'exception du secteur de la santé, tous les secteurs aux Etats-Unis se négocient à des multiples plus élevés que leurs homologues dans le reste du monde. Il ne s'agit pas uniquement d'un phénomène lié aux « Magnificent 7 » (Mag 7), même si ces sept entreprises représentent désormais environ 30% du S&P 500 et créent donc un risque de concentration important pour les investisseurs dans des fonds passifs américains ou ceux très alignés avec leurs indices de référence. Il convient également de noter que si les valorisations suggèrent que la croissance économique américaine dépasse systématiquement celle des autres régions, les faits montrent une réalité plus nuancée. Hors Mag 7, les bénéfices des 493 autres entreprises du S&P 500 n'ont augmenté que d'environ 5% au cours des deux dernières années, contre 8 à 9% pour le reste du monde.
À notre avis, la discipline en matière de valorisation offre une protection essentielle contre les baisses, et cela est particulièrement vrai aujourd'hui. Historiquement, les corrections du marché ont toujours montré que les segments les plus valorisés de la côte subissent généralement les contractions les plus sévères lorsque le sentiment change. Ce schéma de compression des valorisations lors des baisses du marché souligne l'importance de maintenir une discipline autour du prix payé pour les investissements.
Pour ce faire, nous suivons avec une attention accrue les mesures de valorisation, notamment le rendement des free cash-flows : l'accent mis là-dessus, plutôt que sur les bénéfices ajustés, fournit un indicateur plus fiable de la capacité d'une entreprise à générer du cash, essentiel pour le versement durable de dividendes et ce qui offre une marge de sécurité en période de contraction du marché.
Néanmoins, détenir moins de sociétés cotées aux États-Unis ne signifie pas nécessairement sacrifier l'exposition économique à la plus grande économie mondiale. De nombreuses sociétés de qualité qui distribuent des dividendes et domiciliées en dehors des États-Unis tirent une part importante de leurs revenus des consommateurs et des entreprises outre-Atlantique. Cela permet ainsi de maintenir une exposition significative à la croissance économique américaine tout en évitant la prime de valorisation exigée par les sociétés cotées aux États-Unis. Cela offre une approche plus équilibrée pour tirer parti de la vigueur économique américaine sans s'exposer pleinement au risque de valorisation.