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Hebdo Le redressement continu des marchés d’actions depuis leur point bas de début août a connu un arrêt brutal au cours de la semaine écoulée sous l’effet d’une résurgence des.
Hebdo
\n\nLe redressement continu des marchés d’actions depuis leur point bas de début août a connu un arrêt brutal au cours de la semaine écoulée sous l’effet d’une résurgence des craintes sur l’état de santé de l’économie américaine et de son marché du travail. Le repli des indices a été accentué par les nouveaux dégagements des investisseurs sur les valeurs associées à l’essor de l’intelligence artificielle et par des doutes lancinants sur le secteur du luxe. Dans ce contexte, les attentes de baisses de taux directeurs se sont renforcées, contribuant à une baisse significative des rendements obligataires, en particulier sur les échéances courtes.
\n\nDéjà en retrait après la publication de ses résultats trimestriels, Nvidia (-14% sur la semaine) a continué de pâtir de la défiance grandissante à l’égard des promesses de l’IA au point de subir mardi la plus grosse perte de capitalisation jamais enregistrée par une valeur sur une seule séance (279M$) alors que le groupe se retrouve par ailleurs soupçonné de pratiques anticoncurrentielles par le département américain de la justice. Autre valeur emblématique du secteur, ASML (-16%) a de surcroit été pénalisé par la confirmation que le gouvernement néerlandais appliquerait bien les restrictions à l’export vers la Chine imposées par les Etats-Unis. Les valeurs du luxe (Hermès -12%, Richemont -11%, LVMH -9%), ont elles été affectées par la morosité de la consommation chinoise, dernièrement mise en exergue par la décision de Tiffany, appartenant à LVMH, de réduire de moitié la taille de son magasin phare de Shanghai.
\n\nL’actualité macroéconomique a principalement concerné le marché de l’emploi aux Etats-Unis, qui continue de se détendre, n’affichant plus en juillet que 1,07 poste vacant pour chaque personne en recherche contre 1,16 en juin et un plus haut à 2,03 en mars 2022. Publié vendredi, le rapport sur l’emploi du mois d’août a moins désagréablement surpris que celui de juillet avec un taux de chômage en recul comme prévu à 4,2% et des créations de postes (142 000) un peu en deçà des attentes (164 000). Toutefois, les chiffres communiqués pour juin et juillet ont fait l’objet d’une correction notable (-89 000 en cumulé), suggérant un ralentissement plus précoce qu’initialement perçu. Du côté de l’activité, autant les PMI de l’ISM que ceux de S&P Global décrivent un secteur privé qui continue de croître sous l’effet de la bonne orientation des services tandis que le secteur manufacturier reste en déclin, la dynamique étant comparable en zone euro.
\n\nAinsi, l’emploi s’est substitué à l’inflation en tant que point de focalisation central des marchés avec la conséquence de rendre asymétrique les risques associés à chaque publication. Dans ce contexte, nous avons décidé de réduire en début de semaine passée, et en amont de la publication du rapport sur l’emploi US, la pondération des actions dans nos allocations de portefeuille pour les ramener à la neutralité.
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