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L'analyse hebdomadaire d'Ecofi en date du 16 juin 2025, par Florent Wabont, économiste. Les allers-retours de D.
L'analyse hebdomadaire d'Ecofi en date du 16 juin 2025, par Florent Wabont, économiste.
\n\nLes allers-retours de D. Trump sur les droits de douane n’en finissent pas de dominer l’actualité. Un accord a été trouvé avec le Royaume-Uni ainsi qu’avec la Chine. Reste maintenant à traiter le cas de la zone Euro et du Japon.
\nQuoi qu’il en soit et malgré les nombreux revirements, le taux effectif moyen des droits de douane appliqué par les Etats-Unis a considérablement augmenté. De 2,4% fin décembre 2024, il se situe désormais aux alentours de 15%.
\nLes chiffres publiés la semaine dernière pour le mois de mai ont toutefois dépeint une situation où l’inflation ne semble pas être un sujet de préoccupation. Que faut-il en déduire ?
En mai, l'inflation totale américaine est donc ressortie à 2,4% sur un an, en ligne avec les attentes et en légère augmentation par rapport au mois précédent. Notons néanmoins que la variation mensuelle de l’indice des prix a été de 0,1%, contre 0,2% anticipé. Les effets de base énergétiques ont été favorables sur le mois, grâce à la faiblesse des prix du pétrole, mais d’autres catégories ont aussi « surpris » à la baisse. A cet égard, l'inflation cœur (hors énergie et alimentation) est restée inchangée à 2,8%, en dessous des attentes du consensus, qui tablait sur une augmentation de 0,1%. Dès lors et de prime abord, difficile d’y voir les effets de l’augmentation des droits de douane sur l’inflation. Mais comme souvent, le diable se cache dans les détails.
\n\nIl est en effet faux de dire que les droits de douane ne sont pas visibles, mais il faut pour cela procéder à une décomposition fine de l’indice des prix. Commençons par indiquer qu’en glissement annuel, la catégorie des biens est en hausse de 0,1% (contre -0,1% en déc. 2024) et contribue désormais positivement à l’inflation cœur. Certaines sous-catégories « frappées » par les droits de douane voient, en effet, leurs prix augmenter. Parmi ceux-ci, on retrouve les fournitures et équipements de la maison, les jouets, mais aussi certains produits électroniques. Ce n’est en revanche pas le cas des voitures neuves et d’occasion, ni des vêtements, items pourtant en première ligne de l’impact des droits de douane. La catégorie des biens n’est toutefois pas celle qui prédomine au sein de l’indice des prix, puisqu’elle n’y contribue qu’à hauteur de ~23%. Le reliquat est constitué des services, dont l’inflation a diminué en mai, compensant la modeste hausse des biens.
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