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Depuis l’entrée en vigueur de MiFID II en 2018, l’analyse financière européenne a profondément changé de visage.
Depuis l’entrée en vigueur de MiFID II en 2018, l’analyse financière européenne a profondément changé de visage. En imposant aux courtiers de dissocier le coût de la recherche du coût d’exécution, la directive a bouleversé le modèle économique des analystes sell-side, dont les budgets ont été divisés par cinq.
Pour survivre, nombre d’entre eux se sont tournés vers la recherche sponsorisée, rémunérée par les émetteurs eux-mêmes, un modèle encadré depuis 2022 par une charte de bonnes pratiques à Paris.
Dans le même temps, les sociétés de gestion ont préféré internaliser l’analyse financière, entraînant l’essor des profils buy-side. Selon la Société financière des analystes financiers (SFAF), les analystes travaillant côté acheteur sont désormais majoritaires parmi ses membres, tandis que les effectifs des brokers se réduisent. Les analystes jonglent de plus en plus entre plusieurs rôles : gérant, conseiller en investissement ou expert interne au sein d’entreprises cotées.
L’avenir du métier s’oriente désormais vers l’hyperspécialisation sectorielle et l’intégration croissante de données extra-financières, notamment ESG. Si l’Europe reste dépendante de fournisseurs américains, les analystes français s’efforcent d’intégrer ces indicateurs dans leurs modèles, conscients qu’ils sont devenus incontournables dans la valorisation des entreprises.