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Le dernier « Portrait social » de l’INSEE offre une image précise des ménages les plus aisés. En 2022, entrer dans les 0,1 % les mieux rémunérés supposait de percevoir au moins 463.000 euros annuels.
Le dernier « Portrait social » de l’INSEE offre une image précise des ménages les plus aisés. En 2022, entrer dans les 0,1 % les mieux rémunérés supposait de percevoir au moins 463.000 euros annuels, pour un revenu moyen avoisinant 1 million d’euros. Ces contribuables ont vu leurs revenus bondir de près de 120 % en vingt ans, une progression sans commune mesure avec celle du reste de la population.
L’étude souligne que ces foyers, aux ressources largement issues du patrimoine, concentrent environ 42 milliards d’euros, soit 3 % du revenu total des ménages, contre 2 % en 2003. Ils gagnent désormais 31 fois plus que la moyenne, contre 21 fois en début de période.
Malgré la baisse de leur taux moyen d’imposition (passé de 29,2 % à 25,7 %), leur contribution à l’impôt sur le revenu a augmenté : ils versent 13 % du montant total, soit 10,7 milliards d’euros, un poids quatre fois supérieur à leur part dans les revenus.
L’INSEE rappelle enfin que les inégalités de patrimoine restent bien plus marquées que celles de niveau de vie. Les ménages cumulant hauts revenus et patrimoine élevé sont souvent héritiers : 62 % ont déjà reçu un héritage et 43 % une donation, renforçant les écarts au fil des générations.