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La Banque centrale européenne place désormais le risque géopolitique au cœur de ses priorités de supervision pour la période 2026-2028.
La Banque centrale européenne place désormais le risque géopolitique au cœur de ses priorités de supervision pour la période 2026-2028. Dans un contexte marqué par la multiplication des foyers de tension, l’institution estime que les banques doivent se préparer à des chocs d’ampleur bien supérieure à ceux déjà traversés.
La BCE alerte notamment sur un changement majeur de paradigme : en cas de crise sévère, les États pourraient ne plus disposer des marges budgétaires nécessaires pour soutenir l’économie et le système financier comme lors de la pandémie de Covid-19. Le niveau élevé des dettes publiques limite désormais cette capacité d’intervention, renforçant la responsabilité directe des banques en matière de résilience.
Concrètement, le superviseur entend durcir ses exercices de résistance. Après des tests axés sur les droits de douane, la BCE prévoit des « stress tests inversés », demandant aux établissements d’identifier les scénarios géopolitiques susceptibles d’entraîner une chute massive de leurs fonds propres.
Les vulnérabilités ciblées vont bien au-delà du commerce international : dépendance aux prestataires externes, exposition aux pays tiers, risques cyber accrus et concentration des systèmes informatiques sur des fournisseurs hors Union européenne.
Tout l’enjeu pour la BCE sera donc de renforcer la solidité du secteur tout en poursuivant son objectif affiché de simplification de la supervision, dans un environnement international de plus en plus concurrentiel.