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L’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran ravive les craintes d’un choc énergétique mondial et d’un retour de l’inflation, tandis que les marchés financiers basculent dans un.
L’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran ravive les craintes d’un choc énergétique mondial et d’un retour de l’inflation, tandis que les marchés financiers basculent dans un mode défensif. Entre tensions géopolitiques, fragilité énergétique européenne et attentisme des banques centrales en Asie, les investisseurs réévaluent les risques pour les mois à venir.
Le point hebdo d'Arkéa Asset Management daté du 03 mars 2026
L’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran ravive les craintes d’inflation énergétique et perturbe le trafic dans le détroit d’Ormuz.
L’Europe montre des signes de reprise industrielle mais reste extrêmement vulnérable à un choc pétrolier.
Les marchés financiers oscillent entre repli boursier et ruée vers les valeurs refuges, avec une forte volatilité liée au contexte géopolitique.
Avec Israël, les Etats-Unis ont lancé une vaste offensive conjointe sur l'Iran ce week-end. Ces frappes massives ont entraîné la mort de plusieurs hauts dignitaires du régime, dont le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei. Ce conflit direct a fortement perturbé le trafic dans le détroit d'Ormuz au travers des représailles des forces iraniennes. Cette menace concrète sur l'approvisionnement pétrolier et le risque d'inflation importée se retrouvent désormais au centre absolu des préoccupations de la Fed.
Bien que Nvidia et les "Magnificent 7" aient porté les indices durant la semaine dernière, l'incertitude liée aux frappes militaires a provoqué un repli défensif. Les investisseurs délaissent temporairement les valeurs de croissance au profit d'actifs plus sûrs.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage reculent à 212.000 (contre 216.000 estimées). Le moral des ménages s'est redressé en février, l'indice du Conference Board remontant à 91,2. L'indice Case-Shiller des prix des logements traduit une légère décélération, avec une hausse attendue de +1,3% sur un an en décembre.
Les indicateurs de fin de semaine confirmaient une lente sortie de stagnation, portée par un frémissement du secteur manufacturier allemand qui profitait de l'accalmie sur les prix.
Le conflit de ce week-end expose la grande fragilité européenne. La flambée immédiate des cours du pétrole menace de casser cette reprise naissante en faisant exploser les coûts de production, tout en confortant la BCE dans son approche prudente et attentiste sur les taux.
L'office fédéral des statistiques a confirmé que l'économie allemande avait progressé de 0,3% au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent. L'indice Ifo (climat des affaires) a progressé plus que prévu en février (88,6 contre 87,6), atteignant son plus haut niveau depuis août.
La croissance des prêts aux entreprises a ralenti à 2,8% en janvier, son niveau le plus faible depuis juin 2025. L'indice IPC global s'est stabilisé à +1,7% en janvier, parfaitement en ligne avec les attentes.
Contre toute attente, les ventes au détail ont progressé à leur rythme annuel le plus rapide depuis près de quatre ans.
Si l'inflation est repassée sous les 2% pour la première fois en 16 mois (1,8% en février), l'indice excluant l'énergie accélère à 2,5%, confirmant des pressions sous-jacentes persistantes. Du côté de l'activité, la production industrielle rebondit timidement en janvier (+2,2%), mais déçoit largement les attentes du consensus (+5,3%). Sur le plan monétaire, la normalisation pourrait être freinée par la politique. La première ministre Sanae Takaichi s'est montrée réticente à une hausse des taux et le gouvernement vient de nommer deux nouveaux membres partisans de la relance au conseil de la BoJ.
La banque centrale a maintenu ses taux préférentiels de prêt (LPR) inchangés pour le neuvième mois consécutif (3,0% à un an et 3,5% à cinq ans), signalant une volonté forte de stabilité monétaire face à un secteur immobilier toujours atone. Sur le front diplomatique, la Chine a pris des mesures de rétorsion contre 40 entreprises japonaises, illustrant des tensions régionales croissantes. L'attention des marchés se tourne désormais vers la visite très attendue de Donald Trump à Pékin, prévue du 31 mars au 2 avril.
La Banque de Corée a maintenu comme prévu son taux directeur à 2,50% et signale une pause prolongée.
La semaine passée, aux Etats-Unis, des prises de bénéfices sur la tech et les "Magnificent 7" ont laissé le S&P 500 légèrement dans le rouge (-0,44%), tandis que l'Europe est restée résiliente (Stoxx 600 +0,5%, CAC 40 +0,8%) et que le Japon a mené la danse (Nikkei +3,56% - leadership des semi-conducteurs asiatiques). À l'ouverture post-frappes US-Iran cette semaine, le VIX a affiché une nette hausse, l'énergie et la défense surperforment avec le rebond du pétrole, quand l'aérien, le tourisme, la chimie et les banques européennes cèdent du terrain. La suite dépendra de la durée et de l'ampleur des perturbations autour du détroit d'Ormuz.
Le fait marquant de la semaine dernière était le rallye obligataire (baisse des rendements). Rassurés par la macroéconomie, les acheteurs avaient fait chuter le 10 ans US de 15 points de base (pb), le Bund allemand de 9 pb et l'OAT française de 8 pb. Ce lundi, la donne s'est inversée avec la peur de l'inflation énergétique. Si la dette souveraine joue partiellement son rôle d'amortisseur, c'est sur la dette d'entreprise que la sanction est la plus forte. Les spreads de crédit s'écartent violemment, le compartiment du High Yield subissant de plein fouet l'aversion au risque.
Après une semaine de consolidation marquée par une légère hausse de l'euro (+0,24% à 1,1812$), le billet vert a brutalement repris l'ascendant suite aux événements du week-end. L'euro subit une double peine, pénalisé par l'incertitude géopolitique et sa vulnérabilité au choc énergétique.
Le pétrole (WTI et Brent) subit une poussée verticale puisque les marchés craignent un blocage prolongé du détroit d'Ormuz. De surcroît, le gaz naturel européen bondit, craignant une contagion sur l'ensemble du complexe énergétique. Par ailleurs, l'or progresse nettement, en se réaffirmant comme la valeur refuge par excellence en période de conflit armé.