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La dynamique de l’économie américaine repose sur des bases de plus en plus fragiles, selon une note d’UBS publiée cette semaine.
La dynamique de l’économie américaine repose sur des bases de plus en plus fragiles, selon une note d’UBS publiée cette semaine. Les analystes Jonathan Pingle et Alan Detmeister estiment notamment que la croissance actuelle des États-Unis est « inhabituellement étroite », tirée quasi exclusivement par l’essor de l’intelligence artificielle et la flambée boursière qu’elle alimente.
« Les perspectives américaines ressemblent à un grand pari sur l’IA », résument les stratégistes. Cette richesse boursière soutient la consommation des ménages aisés, tandis que les foyers à revenus moyens et modestes subissent une pression croissante. En dehors des secteurs technologiques (logiciels, semi-conducteurs, équipements informatiques), une part importante de l’économie est déjà en récession, notent-ils.
Les économistes d’UBS mettent aussi en garde contre l’impact des droits de douane massifs imposés par Donald Trump, qui pourraient retrancher 0,8 point de PIB réel, dont plus de la moitié dès 2026, tout en accentuant l’inflation. À l’inverse, le plan budgétaire « One Big Beautiful Bill Act » pourrait apporter un soutien temporaire à la croissance (+0,45 point de PIB).
Cette combinaison de politiques fiscales expansionnistes et de barrières commerciales risque de placer la Réserve fédérale dans une position délicate, entre soutien à l’emploi et lutte contre l’inflation.
À ce titre, UBS prévoit encore trois baisses de taux d’ici fin 2026, mais souligne que la trajectoire monétaire reste très incertaine.