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Au salon Adopt AI, les banques françaises ont affiché une approche désormais plus mature et pragmatique de l’intelligence artificielle.
Au salon Adopt AI, les banques françaises ont affiché une approche désormais plus mature et pragmatique de l’intelligence artificielle. Trois ans après l’irruption de ChatGPT, les établissements se concentrent sur des cas d’usage concrets visant avant tout la productivité interne, loin des promesses futuristes et des transformations spectaculaires.
« Boring is the new sexy », résume Lubomira Rochet (Société Générale), rappelant que la priorité consiste à refondre les « tuyaux » internes : classification des données, gouvernance, knowledge management. Une phase jugée essentielle pour permettre à l’IA de s’appuyer sur des bases solides.
BPCE illustre cette logique avec MaIA, un assistant interne utilisé par 50.000 salariés. BNP Paribas a de son côté déployé HelloïZ, assistant IA pour 250.000 clients, insistant sur la transparence et l’auditabilité du système.
L’objectif : améliorer l’efficacité des collaborateurs, moderniser l’accès aux systèmes informatiques historiques et réduire l’écart avec les nouveaux acteurs plus agiles, sans prendre les risques liés à la refonte totale des infrastructures.
Selon une étude Deloitte, les entreprises deviennent plus sélectives dans leurs projets IA et privilégient les cas à ROI rapide : automatisation, génération de contenus, aide à la décision. Les banques ne font pas exception, d’autant que les budgets sont contraints.